Infections (épidémiologie, zona, uvéites…)

L’abcès cornéen faisant suite à une intervention par Lasik est une infection rare et en diminution (on l’estime entre 0,02 et 1,5%) mais pouvant être très grave. Elle survient dans un délai moyen de 8,7 jours post-chirurgie chez des patients le plus souvent jeunes et en bonne santé, venant pour une chirurgie dite « de confort » sur un œil par ailleurs sain.

Les uvéites sont des inflammations intraoculaires correspondant à un groupe très hétérogène d’étiologies différentes. Elles représentent 10% des causes de cécité légale dans les pays développés et entraînent une morbidité importante, notamment dans une population en âge de travailler. L’œdème maculaire chez les pateints atteints d'uvéite (OMU) est une complication fréquente des uvéites (30%) et il est le plus souvent bilatéral. Il est la principale cause de baisse visuelle au cours de ces affections inflammatoires ou infectieuses.

Les angiographies avec produit de contraste sont des techniques d’imagerie essentielles dans le diagnostic et le suivi des uvéites postérieures. Elles sont complémentaires à l’examen clinique. Les angiographies permettent de confirmer des éléments détectés par l’examen du fond d’œil ou par d’autres techniques d’imagerie rétinienne (OCT, OCT-A…), de mieux apprécier l’intensité d’une inflammation du segment postérieur et ainsi de faciliter le suivi lors du traitement. Parmi ces angiographies, il existe depuis une quinzaine d’années une technique utilisant le…

La sarcoïdose, encore appelée maladie de Besnier-Boeck-Schaumann, est une pathologie inflammatoire chronique multisystémique d’étiologie inconnue et caractérisée par la présence histologique d’un granulome épithélioïde gigantocellulaire sans nécrose caséeuse. L’atteinte oculaire représente 11,8% des causes d’uvéites. Elle se manifeste plus fréquemment chez la femme, avec 2 pics d’apparition entre les âges de 25 et 29 ans et de 65 et 69 ans.

La sclérite est une inflammation rare (3 à 6 cas pour 100 000 personnes), survenant plus fréquemment chez les femmes entre 45 et 60 ans. La reconnaissance du type de sclérite (notamment nécrosante) et le diagnostic étiologique (maladie systémique, infection) sont essentiels pour guider la prise en charge. Dans les cas associés à une maladie systémique connue, le traitement de fond devra être renforcé. La coopération entre l’ophtalmologiste et le médecin interniste est essentielle.

Orthoptistes, étudiants, etc.

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