Infections (épidémiologie, zona, uvéites…)

Les uvéites infectieuses représentent 20 à 30% de l’ensemble des uvéites et près de 50% des uvéites postérieures. Devant toute uvéite, l’origine infectieuse doit être recherchée avant la mise en place d’un traitement anti-inflammatoire corticoïdes ou immunosuppresseurs. La présentation clinique des uvéites infectieuses n’est pas toujours spécifique, d’où l’importance de bien conduire l’interrogatoire, d’orienter les examens complémentaires et de solliciter l’aide de l’infectiologue et de l’interniste.

La syphilis est une maladie sexuellement transmissible causée par le spirochete Treponema palladium, qui affecte surtout la peau mais aussi d’autres parties de l’organisme [1]. Selon le stade de la maladie, la syphilis acquise est classée en précoce (primaire, secondaire ou latente) et tardive (ou tertiaire). L’atteinte oculaire de la syphilis est polymorphe, rarement observée au cours de la syphilis primaire. Elle est plus fréquente pendant les stades secondaire et tertiaire de la maladie et peut atteindre toutes les structures de l’œil [2]. Le diagnostic de syphilis oculaire…

Les uvéites restent des maladies rares mais représentent encore la troisième cause de cécité mondiale, principalement par œdème maculaire chronique. Les corticoïdes demeurent le traitement de choix des uvéites non infectieuses, en phase aigüe ou en traitement de fond. L’arsenal thérapeutique disponible comprend différentes molécules avec des voies d’administration multiples et complémentaires.

Une certaine ambivalence ressort de l’utilisation des collyres anti-infectieux en ophtalmologie : d’une part, les concentrations et les posologies doivent être suffisamment importantes pour permettre de lutter efficacement contre l’agent infectieux ; d’autre part, leur toxicité locale n’est pas négligeable, entraînant souvent retards de cicatrisation et kératites toxiques. Le rôle du clinicien est alors de savoir distinguer ces lésions de celles engendrées par l’infection et l’inflammation en elles-mêmes. Cet article se propose de faire la synthèse de la iatrogénie des…

Mme C., 41 ans, psychiatre, nous a été adressée par un confrère pour un œdème cornéen. Elle ne présente pas d’antécédent ni sur le plan général, ni sur le plan ophtalmologique, notamment pas de poussées d’herpès, pas de port de lentilles, pas de chirurgie réfractive. À son arrivée dans notre service, elle se plaint d’une douleur et d’une vision qui s’est troublée en quelques jours.

Orthoptistes, étudiants, etc.

à partir de
40
an
  • Abonnements comprenant 8 numéros des Cahiers d'Ophtalmologie
  • Consultation illimitée de tous les numéros sur le site