Pédiatrie

Une enfant de 8 ans, caucasienne, sans antécédents, consulte aux urgences ophtalmologiques pour une baisse d’acuité visuelle bilatérale douloureuse avec altération de l’état général depuis une semaine. Elle a présenté un épisode de fièvre quelques jours plus tôt, accompagné de céphalées, d’asthénie et d’anorexie. Elle a pour antécédents familiaux une hyperthyroïdie d’étiologie indéterminée chez sa grand-mère.

Les membranes épirétiniennes surviennent classiquement chez les patients de plus de 50 ans qui ont déjà eu un décollement postérieur du vitré. Elles peuvent aussi, mais rarement, concerner les enfants de tout âge y compris les nouveau-nés. Elles sont cependant plus fréquemment secondaires que chez l’adulte (par exemple à une inflammation, un traumatisme ou une tumeur) et surviennent sur un vitré non décollé.

Nous rapportons le cas de Mlle G., âgée de 11 ans, suivie pour une cystinose diagnostiquée à l’âge de 18 mois devant un syndrome polyuro-polydipsique. Le tableau clinique est complété par une atteinte thyroïdienne et ophtalmologique. La patiente est déjà traitée par de la cystéamine orale (Cystagon) depuis l’âge de 2 ans, de l’hormone de croissance (GH) et de la lévothyroxine.

L’absence du port de lentilles et l’emmétropie apportée par l’orthokératologie tout au long de la journée représentent un véritable confort de vie pour les enfants adaptés. Cependant la méthode est encore très méconnue et l’ophtalmologiste a un rôle important de communication et d’information.

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