Infections (épidémiologie, zona, uvéites…)
Depuis l’avènement des immunosuppresseurs, et désormais des biothérapies, les traitements pour la prise en charge des uvéites non infectieuses, notamment postérieures, sont de plus en plus efficaces et permettent d’épargner de plus en plus la dose de corticoïdes reçue. Mais leur utilisation expose à des complications spécifiques, dont la gestion optimale est essentielle pour minimiser l’impact sur le pronostic visuel.
La baisse visuelle des uvéites postérieures est plurifactorielle et souvent liée à l’œdème maculaire, l’ischémie maculaire et/ou l’éventuelle hyalite associée. Les diverses études cliniques se concentrent sur ces 3 paramètres. Différents traitements existent, qui ont prouvé leur efficacité.
Les uvéites sont des pathologies potentiellement cécitantes touchant des personnes jeunes actives. Le traitement est adapté à l’étiologie et à la sévérité de l’inflammation oculaire. Son but est d’éviter toute inflammation ou rechute qui entraîneraient des séquelles visuelles irréversibles et d’améliorer la qualité de vie du patient tout en limitant la iatrogénie. Nous allons détailler quels sont les progrès thérapeutiques récents sur les biothérapies dans le traitement des uvéites non infectieuses.
Les uvéites postérieures et les panuvéites représentent une sous-entité rare mais particulièrement sévère des uvéites pédiatriques. Nous présentons dans cet article les principes thérapeutiques de ces uvéites ainsi que les actualités et avancées récentes dans leur prise en charge.
Les différentes sessions Uvéites nous ont permis des rappels essentiels concernant ces pathologies, rares mais classiques, des consultations d’urgence ophtalmologique. C’était aussi l’occasion de rendre un hommage poignant au Pr Phuc Le Hoang, ancien chef de service de la Pitié-Salpêtrière et fondateur du Club d’inflammation oculaire (CIO), décédé cette année.
La choroïdite multifocale (CMF) est une forme rare d’uvéite postérieure non infectieuse le plus souvent observée entre la deuxième et la quatrième décennie chez la femme jeune et myope sans antécédent particulier [1]. Il existe un risque important de néovascularisation au sein de la lésion inflammatoire ou en bordure d’une lésion atrophique, avec un risque de perte fonctionnelle si l’atteinte est centrale.
Le domaine de l’inflammation oculaire était à l’honneur du 130e congrès de la SFO, avec la présentation du rapport sur les infections oculaires – Pr Bodaghi (Paris), PrLabetoulle (Paris), Pr Bourcier (Strasbourg). Les autres sessions de communication orale, d’enseignement-actualités et du Club d’inflammation oculaire ont aussi permis d’apporter des compléments sur les dernières nouveautés dans ce domaine.
Le rapport 2024 de la SFO « Infections en ophtalmologie » a été présenté lors du congrès le 6 mai dernier. Près de 120 auteurs ont travaillé à sa création 5 années durant. Pour couvrir ce vaste sujet, l’ouvrage a été voulu pratique, comportant des textes courts et des illustrations destinés notamment à en faciliter la lecture. Malgré la relative sensibilité du système visuel aux infections, sa situation anatomique, ses milieux transparents et des symptômes précoces contribuent à ne pas retarder la prise en charge des patients. Lors d’une présentation dynamique, les…
Les uvéites représentent plus d’une cinquantaine d’entités différentes responsables d’une inflammation ou d’une infection de la tunique intermédiaire de l’œil. Le 129e congrès international de la SFO a permis de rassembler de nombreuses présentations sur les dernières avancées dans ce domaine.
La vascularite rétinienne (VR) est une inflammation focale, segmentaire ou diffuse des parois des vaisseaux rétiniens et/ou capillaires. Elle est due à une maladie oculaire isolée, à une maladie inflammatoire systémique ou à une vascularite rétinienne idiopathique. On distingue la vascularite rétinienne primitive (inflammation directe de la paroi vasculaire) de la vascularite rétinienne secondaire qui est une projection inflammatoire d’un granulome actif localisé au niveau de la rétine ou de la choroïde sous-jacente. Les VR sont très fréquentes au cours des uvéites…
Une patiente de 54 ans consulte en urgence pour rougeur et douleur de l’œil gauche. Cette patiente avait bénéficié de 2 kératoplasties transfixiantes de cet œil : la première 30 ans auparavant pour une taie de cornée herpétique, et la deuxième datant de 3 ans pour une kératopathie lipidique à la suite d’une récidive de kératite herpétique malgré le traitement préventif par valaciclovir ( figure 1 ).
L’uvéite représente près de 10% des causes de cécités légales dans les pays industrialisés. Le pronostic visuel sévère est lié aux complications oculaires, ce qui justifie un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée [1]. Le but de cette revue est de fournir au lecteur une mise à jour actualisée sur la prise en charge des uvéites non infectieuses, et notamment la place des traitements systémiques via une approche multidisciplinaire.
Le groupe de travail dédié à la nomenclature des uvéites (SUN, Standardization of Uveitis Nomenclature) [1] définit le terme d’uvéite postérieure comme étant une inflammation dont le site primitif est rétinien ou choroïdien. Sont donc incluses les rétinites, les neurorétinites, les rétinochoroïdites, les choroïdites (focales, multifocales ou diffuses) et les choriorétinites dont les étiologies sont très variées. Elles peuvent s’intégrer dans une panuvéite, mais ce terme est réservé aux uvéites sans site prédominant d’inflammation. Nous nous attarderons sur les…
Une part considérable du diagnostic et du suivi des uvéites postérieures revient à l’imagerie multimodale qui viendra soit documenter l’examen clinique, telle la rétinophotographie, soit le compléter en apportant des renseignements complémentaires grâce à la tomographie en cohérence optique, l’autofluorescence, l’angiographie à la fluorescéine, l’angiographie au vert d’indocyanine et l’OCT-angiographie.
L’utilisation de la voie locale est en plein essor dans le traitement des uvéites postérieures. En effet, elle présente plusieurs avantages tels qu’une concentration dans l’humeur aqueuse et le vitré bien supérieure à la voie générale, une moindre diffusion systémique et le respect de la posologie indépendamment de l’observance du patient.
Dernier dossier paru
Inflammation du segment postérieur de l’œil
Editorial : Pr Bahram Bodaghi
29e Congrès EVER
Palazzo degli Affari, Florence - Italie
L’Association européenne pour la recherche sur la vision et l’œil (EVER) est la principale association de recherche en ophtalmologie en Europe, couvrant l’ensemble des domaines de l’ophtalmologie et des sciences de la vision.
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Rétine et Diabète
Espace Saint-Martin - Paris - France
5e journée Rétine et Diabète
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Centre des congrès Pierre Baudis, Toulouse - France
17e Journées d'Ophtalomologie Interactives
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