Echographie
Les membranes épirétiniennes sont des pathologies fréquentes qui touchent 2,6% de la population d’après the Blue Moutain Eye Study. Leur prévalence augmente avec l’âge. Avec l’avènement de l’OCT, on estime que la prévalence de kystes intrarétiniens associés aux membranes idiopathiques est de 5 à 35% [1,2]. Plusieurs dénominations ont été utilisées dans les études pour tenter de qualifier ces kystes : œdème maculaire cystoïde, œdème microkystique ou, plus récemment, fovéoschisis.
L’œdème maculaire (OM) est dû à la rupture des jonctions serrées entre les membranes des cellules de la barrière hématorétinienne (BHR) interne. Cette rupture entraîne une pénétration de plasma et de protéines plasmatiques dans le tissu rétinien. Lorsque les capacités de réabsorption rétinienne de fluides sont dépassées, un OM se crée. Dans cet article, nous aborderons les principaux biomarqueurs d’OM au cours de la rétinopathie diabétique (RD) et des occlusions veineuses rétiniennes (OVR) qui pourraient orienter vers l’une ou l’autre des physiopathogénies : OM…
Le syndrome d’Irvine-Gass a été décrit initialement par Irvine en 1953 comme un œdème maculaire (OM) survenant après une chirurgie de la cataracte, puis caractérisé sur l’angiographie par Gass et Norton en 1966. Après tout autre type de chirurgie oculaire, il est plus consensuel de parler d’œdème maculaire inflammatoire postopératoire. La majorité des cas évolue favorablement sans traitement ou sous traitement topique seul. Néanmoins, s’il persiste, il peut constituer un véritable challenge thérapeutique.
La rétinite pigmentaire est une maladie héréditaire dystrophique caractérisée par la dégénération primitive des photorécepteurs et par une hétérogénéité clinique, moléculaire et génétique. La prévalence de la forme non syndromique est d’environ 1/4000 et c’est l’une des causes majeures d’altérations visuelles chez les adolescents et jeunes adultes [1]. Sur le plan clinique, elle se manifeste essentiellement par une héméralopie avec une restriction progressive du champ visuel périphérique, pour aboutir dans les stades tardifs à une vision tubulaire. La survenue…
Devant la survenue d’un œdème maculaire cystoïde (OMC), il est nécessaire d’éliminer une cause médicamenteuse iatrogène, systémique ou topique. En effet, cette démarche systématique permet d’éviter une escalade d’examens diagnostiques inutiles et de mettre en place une démarche thérapeutique adéquate. Le diagnostic repose sur l’interrogatoire du patient, l’examen du fond d’œil et l’OCT maculaire. Une angiographie à la fluorescéine est parfois nécessaire pour éliminer un diagnostic différentiel et révèle une absence de diffusion dans la majorité des cas,…