Jean-Pierre Meillon

Tous les articles de cet auteur

Bien mesurer l’acuité en vision de près. Comment et pourquoi ?

Dans le n° 215 des Cahiers d’Ophtalmologie, nous indiquions l’intérêt des nouvelles échelles de lecture à progression logarithmique pour mesurer l’acuité visuelle (AV) en vision de près (VP). Parmi les différents types d’acuité mesurables (acuité morphoscopique*, acuité de lecture** et capacités de lecture***), ce sont les capacités de lecture que nous évaluons en pratique courante et qui regroupent plus ou moins les deux autres mesures. Mais il ne faut pas négliger la distance de présentation du test et le degré de sensibilité au contraste !  * L’acuité morphoscopique, mesurable sur des optotypes de lettres et/ou de chiffres isolés, est rarement effectuée en VP puisqu’elle est censée être la même que celle mesurée en vision de loin. ** L’acuité de lecture (capacité à déchiffrer la plus petite ligne d’un texte discontinu sur une échelle graduée) est proposée par Bailey-Lovie [4] pour un dépistage rapide de mots longs, moyens et courts n’ayant aucun sens entre eux. *** Les capacités de lecture [2] (lecture plus ou moins fluide de petits paragraphes de texte continu gradués, faisant appel à la compréhension du lecteur selon la complexité du texte). Lire la suite

Comment éditer sa propre échelle de lecture en respectant les nouvelles normes ?

Les échelles de lecture permettent de mesurer la capacité de lecture. La dernière répondant aux nouvelles normes internationales n’étant plus éditée, nous vous proposons un mode d’emploi afin d’élaborer celle qui vous permettra de tester vos patients dans diverses situations. Lire la suite

Cas n°33. Travail sur écran, spasmes accommodatifs et fatigue visuelle : quelle correction proposer ?

Un jeune étudiant en médecine, âgé de 24 ans, consulte car il se plaint d’une vision floue au loin et de fatigue visuelle après un travail prolongé sur son écran d’ordinateur. Il est corrigé avec des lunettes pour une myopie apparue à l’âge de 8 ans et qui a évolué progressivement. D’une famille de myopes, il est surveillé régulièrement par le même ophtalmologiste. Gêné par des spasmes accommodatifs, une réfraction sous Skiacol® va révéler une légère sur-correction de sa myopie. La sous-correction prescrite, confortable pour la lecture et le travail sur écran, est jugée insatisfaisante en vision de loin. Plusieurs tentatives d’équipement seront nécessaires pour trouver une solution satisfaisante. Lire la suite

Attention au changement de monture chez le fort myope !

Avec une même prescription, le changement de monture chez le fort myope peut occasionner une perte de performances visuelles. L’angle d’inclinaison de la monture peut induire une aberration astigmate qui vient s’ajouter à la forte amétropie. Lire la suite

Cas n°31. Profondeur de champ et verres progressifs mi-distance, après 60 ans

Monsieur S., âgé de 66 ans, est suivi pour des récidives de décollement séreux de l'épithélium pigmenté (OD) ayant nécessité une photothérapie dynamique en avril 2010 pour stopper un point de fuite responsable d'une dégradation paracentrale de sa rétine avec métamorphopsies et baisse d'acuité visuelle (AV). Son œil gauche (directeur) ne présente pas de pathologie et a conservé une AV > 10/10 - P2 avec correction. Lire la suite

Travail sur écran : mouvements oculo- céphaliques et ajustement corporel

La posture qualifie la position prise par une ou plusieurs parties du corps dans l'espace. Elle correspond aux différents mécanismes permettant à l'organisme humain de réagir aux stimuli et résulte d'une action musculaire phasique ou tonique selon l'activité du sujet. Lors du travail sur écran, les mauvaises postures sont à l'origine de contractures et douleurs musculaires récurrentes. Chez le presbyte, le passage d'un ordinateur portable à un ordinateur fixe avec grand écran implique des modifications posturales susceptibles de rendre très inconfortable le port de verres progressifs « toute distance ». Lire la suite

Cas n°30. Travail sur écran : attention aux hypermétropes, même après 60 ans !

Monsieur B, âgé de 62 ans, est suivi pour un diabète de type 2 équilibré grâce à un traitement spécifique. Rédacteur dans une revue littéraire, il travaille 7 heures par jour sur écran. Il porte des verres progressifs "toute distance" datant de plus de 3 ans et se plaint depuis quelques temps d'inconfort à la lecture prolongée, de fatique visuelle et de douleurs au niveau des cervicales lors du travail sur écran. Il consulte son ophtalmologiste qui lui prescrit de nouveaux verres progressifs avec une modification de la formule. Après exécution, bien que voyant mieux à toutes les distances, le patient tolére mal sa nouvelle correction pour la lecture et trouve trop étroit le champ de vision net sur écran. Lire la suite

Comment calculer les additions ou les dégressions des verres de proximité ?

Les verres de proximité permettent d'offrir des profondeurs de champ avec des plages de VI et de VP plus larges que celles données par un progressif toutes distances. Mais il est indispensable de maîtriser le calcul des additions ou des dégressions en fonction des souhaits du patient et de son degré de presbytie. Lire la suite

Pourquoi, quand et comment contrôler l’équilibre bioculaire ?

Dans la méthode dite du brouillard, utilisée lors d'une réfraction subjective chez des sujets jeunes pour faire relâcher au maximum leur accommodation, les deux yeux sont généralement examinés l'un après l'autre et la durée de la réfraction est souvent différente pour chaque œil. Dans ces conditions, le relâchement accommodatif peut être asymétrique. Avec les corrections trouvées en monoculaire, cet état accommodatif asymétrique peut pénaliser la vision simultanée, la fusion et le confort en vision binoculaire. Lire la suite

Cas n°29. Réfractométrie automatique et réfraction subjective : des différences fréquentes !

Un jeune homme âgé de 25 ans qui travaille sur écran sept heures par jour consulte car il a constaté que la vision de son œil gauche est nettement moins bonne que celle de son œil droit. Il souffre de céphalées et d'une gêne visuelle de l'œil gauche : il voit mal de loin avec ses verres unifocaux datant de trois ans et se plaint d'un inconfort en vision de près à la lecture prolongée, préférant lire sans lunettes. La correction indiquée par l'auto-réfractomètre va nécessiter une réfraction subjective complète pour trouver une correction efficace et confortable. Lire la suite

Cas n°28. Myopie unilatérale jamais corrigée : conserver une légère bascule lors de la correction de la presbytie !

Monsieur Z, avocat d'affaires, présente une légère myopie unilatérale (OD) jamais corrigée, car n'ayant occasionné aucune gêne visuelle, ni de loin ni de près, jusqu'à l'âge de 47 ans. Après une première correction unifocale pour la VP relativement bien tolérée, l'augmentation de la presbytie avec l'âge va poser plusieurs problèmes de corrections. Lire la suite

Cas n°27.Le kératocône : une réfraction subjective complexe !

Un homme de 58 ans, responsable informatique, ayant eu un antécédent de strabisme convergent opéré à l'âge de 7/8 ans, présente un kératocône bilatéral prédominant à gauche. Il est intolérant aux lentilles de contact (LRPG et piggy-back) à la suite d'un ulcère cornéen sur l'œil gauche survenu en novembre 2013. Lire la suite

Importance de la baisse qualitative de l’acuité visuelle lors d’un renouvellement d’équipement

Dans les principales causes d'insatisfaction des presbytes équipés de verres correcteurs, on accuse la plupart du temps un mauvais centrage, un dosage imparfait de la correction, un problème de convergence... La baisse qualitative de l'acuité visuelle des presbytes de plus de 60 ans n'est pas suffisamment prise en compte et devrait faire l'objet de tests complémentaires : sensibilité au contraste, sensibilité colorée et sensibilité à l'éblouissement. Les optotypes à fort contraste que nous utilisons pour quantifier l'acuité ne nous renseignent pas suffisamment sur le qualitatif visuel du patient, en particulier lors du renouvellement de son équipement optique, ce qui peut conduire à des malentendus fâcheux, le patient croyant qu'à cette occasion il va retrouver une vue parfaite! Cet article présente des tests de dépistage simples, pratiques et rapides. Lire la suite

Correction des forts astigmatismes « Le maximum tolérable en lunettes »

Les forts astigmatismes se corrigent, comme tout astigmatisme, en faisant coïncider pour chaque méridien principal le foyer-image du verre correcteur avec le remotum. La correction des forts astigmatismes symétriques nécessite un dosage de la correction pour atténuer les déformations méridionales responsables d'anamorphose. La correction des forts astigmatismes asymétriques nécessite un dosage plus important de la correction pour atténuer les effets d'anamorphose, mais surtout ceux de l'anisophorie et de l'aniséiconie méridionale induits qui pénalisent la fusion. Lire la suite

Quand et pourquoi une "prescription de lunettes" ne donne-t-elle pas satisfaction ?

Pour une amétropie donnée, il est possible de trouver des différences plus ou moins importantes entre la réfractométrie automatique, la réfraction subjective et le dosage final d'une correction. Le verre correcteur qui donne la meilleure acuité n'est pas forcément celui qui est le mieux toléré. Les patients actuels ne sont pas habitués à faire des efforts d'adaptation et souhaitent un confort et un résultat immédiats...Cet article rassemble les principales causes d'intolérances les plus fréquemment rencontrées en « lunettes », et suggère quelques conseils pratiques basés sur l'expérience. Lire la suite

Information auteur

Email : meillon.jp@wanadoo.fr

Etablissement : Opticien consultant, chargé de cours en orthoptie, UPMC Paris-VI

Profession : Opticien