Pascale Hamard

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Bien mesurer l’acuité en vision de près. Comment et pourquoi ?

Dans le n° 215 des Cahiers d’Ophtalmologie, nous indiquions l’intérêt des nouvelles échelles de lecture à progression logarithmique pour mesurer l’acuité visuelle (AV) en vision de près (VP). Parmi les différents types d’acuité mesurables (acuité morphoscopique*, acuité de lecture** et capacités de lecture***), ce sont les capacités de lecture que nous évaluons en pratique courante et qui regroupent plus ou moins les deux autres mesures. Mais il ne faut pas négliger la distance de présentation du test et le degré de sensibilité au contraste !  * L’acuité morphoscopique, mesurable sur des optotypes de lettres et/ou de chiffres isolés, est rarement effectuée en VP puisqu’elle est censée être la même que celle mesurée en vision de loin. ** L’acuité de lecture (capacité à déchiffrer la plus petite ligne d’un texte discontinu sur une échelle graduée) est proposée par Bailey-Lovie [4] pour un dépistage rapide de mots longs, moyens et courts n’ayant aucun sens entre eux. *** Les capacités de lecture [2] (lecture plus ou moins fluide de petits paragraphes de texte continu gradués, faisant appel à la compréhension du lecteur selon la complexité du texte). Lire la suite

Comment éditer sa propre échelle de lecture en respectant les nouvelles normes ?

Les échelles de lecture permettent de mesurer la capacité de lecture. La dernière répondant aux nouvelles normes internationales n’étant plus éditée, nous vous proposons un mode d’emploi afin d’élaborer celle qui vous permettra de tester vos patients dans diverses situations. Lire la suite

Cas n°30. Travail sur écran : attention aux hypermétropes, même après 60 ans !

Monsieur B, âgé de 62 ans, est suivi pour un diabète de type 2 équilibré grâce à un traitement spécifique. Rédacteur dans une revue littéraire, il travaille 7 heures par jour sur écran. Il porte des verres progressifs "toute distance" datant de plus de 3 ans et se plaint depuis quelques temps d'inconfort à la lecture prolongée, de fatique visuelle et de douleurs au niveau des cervicales lors du travail sur écran. Il consulte son ophtalmologiste qui lui prescrit de nouveaux verres progressifs avec une modification de la formule. Après exécution, bien que voyant mieux à toutes les distances, le patient tolére mal sa nouvelle correction pour la lecture et trouve trop étroit le champ de vision net sur écran. Lire la suite

Comment calculer les additions ou les dégressions des verres de proximité ?

Les verres de proximité permettent d'offrir des profondeurs de champ avec des plages de VI et de VP plus larges que celles données par un progressif toutes distances. Mais il est indispensable de maîtriser le calcul des additions ou des dégressions en fonction des souhaits du patient et de son degré de presbytie. Lire la suite

Importance de la baisse qualitative de l’acuité visuelle lors d’un renouvellement d’équipement

Dans les principales causes d'insatisfaction des presbytes équipés de verres correcteurs, on accuse la plupart du temps un mauvais centrage, un dosage imparfait de la correction, un problème de convergence... La baisse qualitative de l'acuité visuelle des presbytes de plus de 60 ans n'est pas suffisamment prise en compte et devrait faire l'objet de tests complémentaires : sensibilité au contraste, sensibilité colorée et sensibilité à l'éblouissement. Les optotypes à fort contraste que nous utilisons pour quantifier l'acuité ne nous renseignent pas suffisamment sur le qualitatif visuel du patient, en particulier lors du renouvellement de son équipement optique, ce qui peut conduire à des malentendus fâcheux, le patient croyant qu'à cette occasion il va retrouver une vue parfaite! Cet article présente des tests de dépistage simples, pratiques et rapides. Lire la suite

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Etablissement : CHNO des XV-XX, Paris

Profession : Ophtalmologiste