Echographie
On estime que 5 milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, pourraient être myopes d’ici à 2050 [1]. Ralentir et freiner ce phénomène est essentiel.
De nombreuses classifications du kératocône (KC) existent déjà, qu’il s’agisse de classifications de sévérité ou de profils topographiques. Lors des 2 dernières décennies, de « nouveaux » outils pour le diagnostic et le suivi du KC sont apparus progressivement, tels que la topographie d’élévation, devenue le gold standard devant la topographie spéculaire (Placido), mais aussi l’aberrométrie ou encore le mapping épithélial OCT et l’OCT-HR structurel. En raffinant le diagnostic, ils donnent ainsi l’accès à de nouvelles classifications.
Le kératocône est une dégénérescence cornéenne d’étiologie encore indéterminée caractérisée par un amincissement et une protrusion non inflammatoire de la cornée. Il entraîne une baisse d’acuité visuelle plus ou moins profonde, pouvant nécessiter une greffe de cornée au stade ultime de la maladie. L’un des grands enjeux thérapeutiques de cette maladie est d’en stopper l’évolution, notamment par l’utilisation du cross-linking.
La contactologie est un pilier majeur de la réhabilitation visuelle des patients porteurs d’un kératocône [1-3]. La gamme de lentilles disponibles sur le marché est actuel lement très complète et permet d’adapter la très grande majorité des patients, même ceux dont le kératocône est très avancé. L’adaptation de ces cornées irrégulières a été considérablement simplifiée ces dernières années avec l’évolution des géométries des lentilles. La contactologie peut ainsi accompagner chaque patient à tous les stades de son kératocône en respectant toujours 3…
Il y a encore quelques années, la prise en charge du kératocône consistait à adapter le patient en lentilles rigides avant de réaliser une greffe de cornée transfixiante, technique très invasive, lorsque celles-ci n’étaient plus tolérées. Les progrès réalisés au cours des dernières années permettent actuellement de traiter les patients plus tôt avec des techniques dites de « chirurgie conservatrice », offrant une meilleure réhabilitation visuelle. Cette chirurgie comprend les anneaux intracornéens, le cross-linking (CXL) et le laser Excimer topo- ou aberroguidé.