Echographie

Le congrès « Imagerie en Ophtalmologie » a fêté, le 4 octobre 2019, son dixième anniversaire avec un succès grandissant reposant sur un programme entièrement dédié aux problématiques d’imagerie oculaire. Ce domaine, très rapidement évolutif, pousse à un échange régulier avec les différents intervenants, qu’ils soient médecins utilisateurs, orthoptistes ou fabricants.

Nous allons voir que ce projet prévoit quelques allégements, ainsi que la prorogation de certains avantages, toutefois sans grandes surprises. Malheureusement, quelques durcissements seront aussi à prévoir. Comme toujours, profitez des avantages qui vous sont favorables aujourd’hui, nous ne savons pas de quoi demain sera fait !

L’œdème maculaire est un signe non spécifique qui accompagne des pathologies aussi diverses que la rétinopathie diabétique, la DMLA, l’occlusion veineuse, l’uvéite, la ­traction vitréomaculaire ou la rétinopathie pigmentaire. Il correspond à une accumulation de liquide dans les couches rétiniennes périmaculaires et se traduit par un épaissis­sement rétinien central, visible en OCT B-scan et quantifiable grâce au mapping. Du fait de son potentiel cécitant lorsqu’il devient chronique, le diagnostic et le suivi d’un œdème maculaire doivent être rapides et précis.

La rétinopathie diabétique, tout comme sa complication, l’œdème maculaire diabétique, n’est qu’une manifestation oculaire d’une pathologie systémique, le diabète. Son évolution étant fortement influencée par les facteurs systémiques, sa prise en charge ne se conçoit que dans un contexte global, multidisciplinaire afin d’obtenir une meilleure réponse au traitement.

L’œdème maculaire diabétique ne se résume pas seulement à l’accumulation de fluide et d’exsudats dans la rétine ; il est aussi associé à une perte capillaire centrale et à une dégénérescence neurogliale, le tout s’inscrivant dans un contexte inflammatoire. Cette maculopathie plurifactorielle, d’évolution lente et asymptomatique, peut parfois être diagnostiquée tardivement, et le retard thérapeutique, malgré l’assèchement rétinien souvent obtenu par les injections intravitréennes, explique que la récupération visuelle puisse être limitée.