Echographie

Encore un nouvel acronyme ? Qui ne s’est pas retrouvé devant une suite de lettres à la signification obscure, qu’évidemment tout le monde connaît désormais ? Entre nouvelles classifications d’imagerie, de forme clinique ou autres, la dégénérescence maculaire liée à l’âge est devenue un terrain fertile où fleurissent les abréviations. Cette nomenclature reflète une évolution réelle de la discipline et une dynamique scientifique. Ce court lexique se veut un guide de survie dans la jungle de ces nouveaux acronymes.

La DMLA est décrite depuis plus de 30 ans par une sémiologie qualitative qui a longtemps reposé sur l’œil de l’expert, avec toute la variabilité inter- et intraobservateur que cela suppose. L’intelligence artificielle ne la remet pas en cause mais permet une médecine d’une plus grande précision.

En 10 ans, l’OCT-angiographie est passée du statut de curiosité à celui d’examen de routine. Le changement n’est pourtant pas technologique : il tient à notre façon de comprendre, mais aussi de nommer ce que nous voyons. Le vocabulaire se normalise, des signes sans équivalent angiographique se sont imposés, et la question de l’activité néovasculaire a été reposée à neuf. Revue de ce qui a changé et de ce qu’il faut écrire dans un compte rendu.

Les échecs de fermeture chirurgicaux des trous maculaires sont de plus en plus rares du fait de l’apparition de nouvelles stratégies de traitement. Il reste néanmoins des cas réfractaires pour lesquels les innovations chirurgicales permettent d’améliorer les taux de fermeture.

L’atrophie maculaire n’est pas synonyme de dégénérescence maculaire liée à l’âge de type atrophique (DMLA). La connaissance de la sémiologie, associée à l’interrogatoire structuré, permet d’établir le bon diagnostic et le bon pronostic et de préconiser l’éventuelle inclusion dans les essais cliniques en cours.