Echographie

Les 14es Journées d’ophtalmologie interactives ont eu lieu les 26 et 27 novembre 2021 au palais de la Bourse à Bordeaux, organisées par le Dr Antoine Bastelica et le Pr Cédric Schweitzer. Cette édition était entièrement consacrée aux actualités et perspectives du diagnostic et du traitement du glaucome.

Les métastases choroïdiennes (MC) ont été décrites pour la première fois par Perls en 1872. Longtemps considérées comme une pathologie rare, elles sont aujourd’hui reconnues comme les tumeurs malignes intraoculaires les plus fréquentes. Leur prévalence est probablement sous-estimée chez des patients avec un état général souvent altéré. Néanmoins, elles sont la première manifestation de tumeur maligne systémique dans plus d’un tiers des cas. L’analyse histologique peut aider à confirmer la nature maligne de la lésion et à localiser la tumeur primitive. Le traitement…

Les tumeurs vasculaires du fond d’œil regroupent un ensemble hétérogène de tumeurs qui peuvent se développer à partir de la choroïde (hémangiome choroïdien circonscrit et diffus) ou de la rétine (hémangioblastome rétinien notamment). Bien que ces tumeurs soient toutes bénignes, leurs conséquences peuvent entraîner un vrai risque de handicap visuel si elles ne sont pas dépistées et traitées à temps.

Le rétinoblastome est la tumeur intraoculaire maligne de l’enfant la plus fréquente. Son incidence est estimée à 1 cas pour 20 000 naissances, soit environ 50 cas/an en France. Il survient principalement chez l’enfant en bas âge : l’âge médian au diagnostic est de 12 mois en cas d’atteinte bilatérale, et d’environ 24 mois en cas d’atteinte unilatérale. Un contexte familial de rétinoblastome est retrouvé chez 10% des patients.

Environ 20% des patients adressés pour une suspicion de rétinoblastome présentent une pathologie simulant un rétinoblastome ou « pseudo-rétinoblastome » [1,2]. La persistance de la vascularisation fœtale (PVF) est la pathologie pédiatrique pouvant le plus fréquemment simuler un rétinoblastome chez les enfants de moins de 1 an, alors que chez ceux de plus de 2 ans, la maladie de Coats est le diagnostic différentiel le plus fréquent [1,2].