Laurent Kodjikian

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Les anti-VEGF modifient-ils la prise en charge de la rétinopathie diabétique ?

La rétinopathie diabétique est la principale cause de cécité dans la population active des pays développés. La Diabetic Retinopathy Severity Scale (DRSS), validée par l’étude princeps ETDRS [1], reconnaît plusieurs niveaux : absente (score de 10), microanévrysmes isolés (score de 20), rétinopathie non proliférante minime (score de 35), modérée (score de 43), modérément sévère (score de 47), sévère (score de 53) ou proliférante (score de 61 et plus selon le degré : minime, à haut risque, compliqué). Le pronostic visuel est engagé dans ces derniers cas. L’ETDRS a révélé que près de la moitié des patients avec une rétinopathie diabétique proliférante évolueront vers une perte de vision sévère (acuité visuelle inférieure à 5/200) sans traitement. Lire la suite

Évolution de l’imagerie en OCT-angiographie

L’OCT-angiographie (OCT-A) est une technique d’imagerie vasculaire rapide non ­invasive qui ne nécessite pas d’injection de produit de contraste. Si les appareils actuellement disponibles fournissent déjà des informations fonctionnelles en profondeur en 3 dimensions, les prochaines générations permettront d’améliorer certains aspects afin d’obtenir des analyses plus précises et plus rapides. Lire la suite

Physiopathologie et classification en images

La prolifération vitréo-rétinienne (PVR) est la principale cause d'échec de la chirurgie des décollements de rétine rhegmatogènes. Son incidence est de l'ordre de 5 à 10% dans les décollements de rétine, incidence actuelle, qui est similaire à celle du début des années 1980, malgré les progrès des techniques chirurgicales. Elle se caractérise par une réaction de fibrose intrarétinienne et par la formation de membrane en surface et sous la rétine neurosensorielle. Il s'agit d'un phénomène de cicatrisation anarchique en réponse au détachement de la neurorétine de l'épithélium pigmentaire. Sa physiopathologie est complexe et n'est que partiellement élucidée, ce qui rend sa prévention et son traitement difficiles. Lire la suite

Intérêt de l'implant de dexaméthasone dans le traitement du syndrome d'Irvine Gass

Le syndrome d'Irvine Gass est un œdème maculaire post-chirurgical d'origine inflammatoire. Il est la principale cause de baisse d'acuité visuelle après chirurgie ophtalmologique et représente un vrai challenge thérapeutique. Il a été décrit pour la première fois en 1953 par R.Irvine dans sa Proctor Lecture dans laquelle il définit les modifications vitréennes observées sans donner de description précise des altérations maculaires. En 1966, J. Gass décrit les caractéristiques cliniques et angiographiques des modifications maculaires de ce syndrome. Maumenee a ensuite proposé de parler de syndrome d'Irvine Gass. Lire la suite

Information auteur

Email : kodjikian.laurent@wanadoo.fr

Etablissement : Clinique ophtalmologique universitaire, Hôpital de la Croix-Rousse, Lyon

Profession : Ophtalmologiste