Echographie
Dans la première partie , nous avons évoqué les propriétés optiques des différents EDOF, leurs principes, leur efficacité et leurs limites. Dans cette deuxième partie, nous aborderons l’implantation raisonnée et donc le choix des implants en fonction de l’attente et du mode de vie du patient, ainsi que de ses particularités anatomiques oculaires.
Découvert en 1934 par des biochimistes américains, l’acide hyaluronique a été utilisé dès les années 1960 en ophtalmologie, et notamment dans la chirurgie de la cataracte, avant d’être appliqué à d’autres domaines en raison de ses nombreux bienfaits.
Contrairement à la forme néovasculaire, la forme atrophique est le parent pauvre de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) sur le plan thérapeutique. Deux grandes difficultés se présentent à nous : trouver un mode d’action qui pourrait cibler une maladie avec des phénotypes divers et variés, et mettre au point un bon critère d’évaluation de l’efficacité des traitements. Il s’agit d’un véritable problème de santé publique car nous estimons aujourd’hui que 1,5 million de Français souffrent d’une DMLA, dont 20% d’une forme atrophique.
Après 10 années pendant lesquelles nous avons soigné par des injections intravitréennes de ranibizumab (Lucentis®, Novartis) et d’aflibercept (Eylea®, Bayer) nos patients atteints d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) exsudative, d’une occlusion veineuse rétinienne (OVR) ou d’un œdème maculaire diabétique (OMD), nous avons maintenant à notre disposition 3 autres anti-VEGF. Regardons ensemble leurs avantages et leurs limites.
Si la thérapie génique a dans un premier temps ciblé des maladies génétiques, notamment de la rétine, avec un premier débouché clinique approuvé par la Food and Drug Administration et l’Agence européenne des médicaments avec le Luxturna® pour les patients atteints d’une amaurose congénitale de Leber liée à une mutation du gène RPE65, elle présente aussi un intérêt dans les maladies acquises de la rétine par son apport pharmacologique faisant synthétiser par les tissus oculaires un agent pharmacologique et ce, de façon prolongée après une seule injection.