Echographie
L'hypersensibilité médiée par les IgE est mise en cause dans la plupart des conjonctivites allergiques. La mise en évidence d'une allergie médiée par les IgE est le plus souvent simple devant une forme bénigne, qu'elle soit récidivante ou persistante. Cette recherche étiologique peut être beaucoup plus délicate devant une kératoconjonctivite allergique. Dans tous les cas, l'ophtalmologiste et l'allergologue doivent collaborer de façon étroite.
Cet article décrit la forme clinique de l'allergie oculo-palpébrale, ses modes de sensibilisation ainsi que les principaux allergènes en cause. Le bilan ainsi que la prise en charge thérapeutique sont abordés dans les autres articles du dossier.
Les différentes formes cliniques de l'allergie oculaire doivent être reconnues pour établir le diagnostic et leur classification. De plus, selon le terrain, l'âge et les pathologies associées, des particularités de ces allergies oculaires doivent être reconnues. Une fois le diagnostic et le terrain confirmés, l'orientation thérapeutique est instaurée de façon adaptée.
Le terme conjonctivites allergiques est en fait un grand « fourre-tout » qui regroupe plusieurs entités. Bien que plusieurs d'entre elles présentent des similitudes en termes de physiopathologie, leurs différences cliniques expliquent souvent les échecs de prise en charge thérapeutique. Il est donc capital de déterminer la forme clinique dont souffre le patient pour en permettre une prise en charge adaptée.
Un patient de 60 ans a été adressé à la consultation « Uvéites » de l'hôpital des Quinze-Vingts pour une baisse de vision sévère bilatérale, douloureuse. Ce patient diabétique traité par insuline, d'origine maghrébine, était suivi pour un cancer de la vessie en attente de traitement par chirurgie et radio-chimiothérapie. Il avait été hospitalisé il y a un mois au Maroc pour une septicémie à Candida albicans à point de départ urinaire et pulmonaire. Il a été pris en charge dans une unité de soins intensifs et traité par amphotéricine B par…