Zéro pointé du Sénat sur la réforme de l’accès aux études de santé

« Compte tenu de l’urgence à répondre au désarroi et à la colère des étudiants et de leurs parents, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication [du Sénat] a confié, début avril, une mission d’information « flash » à Sonia de La Provôté (UC, Calvados) afin de dresser un état des lieux de la situation et de formuler des recommandations en vue de l’améliorer », explique une note de synthèse du Sénat. 17 auditions et 34 pages plus loin, le rapport est sans appel : « malgré de bons fondamentaux, la réforme a été trop vite appliquée, insuffisamment préparée et pas assez pilotée. »

Pour éviter d’aggraver la situation, la rapporteure préconise tout d’abord la mise en place de mesures exceptionnelles pour les étudiants actuellement en première année d’études de santé. Par exemple, supprimer les notes éliminatoires, permettre la compensation entre unités d’enseignement, rendre impérative l’organisation des examens de la seconde session (ou session de rattrapage) en leur conférant un niveau de difficulté moindre que les examens de première session, ou encore autoriser exceptionnellement le redoublement en Pass (Parcours Accès Santé Spécifique). Elle insiste par ailleurs sur la nécessité de « redresser la barre de la mise en œuvre de la réforme pour la prochaine rentrée et les années à venir », notamment en repensant l’information et la communication à destination des lycéens et des étudiants, en encadrant mieux les universités pour éviter une trop grande disparité ou encore en accordant les moyens financiers aux besoins de la réforme. Ce qui permettrait par exemple un accroissement des ressources humaines dans les UFR de santé, et donc l’accueil de plus nombreux étudiants dans de bonnes conditions.

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