Violence : les ophtalmologues restent la spécialité la plus représentée parmi les victimes

Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) a présenté le 18 octobre les résultats de l’Observatoire de la sécurité des médecins en 2015.
Ce dernier s’est basé sur 924 fiches de déclarations d’incidents, un nombre qui reste nettement supérieur à la moyenne constatée depuis la création de l’Observatoire en 2003, celle-ci s’établissant à 724 déclarations d’incidents par an. « De­puis 2010 est observée une stabilité globale élevée », constate-t-il.

Les départements les plus touchés sont urbains et ­populaires, à savoir le Nord (64 déclarations) et les Bouches-du-Rhône (63 incidents), devant l’Isère et la Seine-Maritime (35 incidents). On constate, à l’inverse, une diminution importante des déclarations en Ile-de-France (27 déclarations en Seine-Saint-Denis, 13 dans le Val-d’Oise et 8 à Paris, contre 35, 29 et 27 respectivement en 2014).
La surreprésentation des généralistes parmi les médecins déclarant s’accentue depuis 2012, et a atteint en 2015 son plus haut niveau depuis la création de l’Observatoire : les généralistes représentent 65% des déclarants, alors qu’ils ne représentaient que 45% des praticiens en 2014. Mais parmi les spécialités les plus touchées, on trouve les ophtalmologues (52 déclarations ; 6% contre 64 déclarations et 7% en 2014). Suivent ensuite les médecins du travail (33 ; 4%) et les psychiatres (25 ; 3%). Les spécialités de médecine du travail et radiologie suscitent aussi une forte inquiétude de par la forte progression des déclarations sur un an : de 20 à 33 pour les médecins du travail, et un nombre qui a plus que doublé chez les radiologues pour atteindre 20 déclarations en 2015.

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