Une nouvelle piste de traitement contre la DMLA sèche

Tout commence par une découverte en génétique : une équipe internationale a remarqué que, contrairement à ce qui était admis jusqu’ici, des séquences d’ADN étaient synthétisées dans le cytoplasme. Plus précisément, des séquences Alu, produites par transcription inversée d’ARN. Or les chercheurs ont observé que ces séquences-ci induisaient la mort des cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien… un marqueur de la DMLA sèche.

Ils ont alors identifié les médicaments connus pour bloquer cette transcription inverse, en l’occurrence, des inhibiteurs de la transcriptase inverse (NRTI) utilisés dans le traitement du VIH. Les scientifiques se sont alors transformés en archéologues du big-data pour examiner les bases de données de quatre assurances maladie, soit plus de 100 millions de personnes sur une durée de plus de 20 ans. Et ils ont remarqué que chez les patients sous NRTI, le risque de développer une DMLA sèche était 40% moins élevé que dans le reste de la population étudiée. Les chercheurs suggèrent donc de lancer des essais cliniques pour repositionner les NRTI ou des molécules dérivées appelées kamuvudines comme traitement contre la perte visuelle liée à la DMLA sèche.

Fukuda S et al. Cytoplasmic synthesis of endogenous Alu complementary DNA via reverse transcription and implications in age-related macular degeneration. Proc Nat Acad Sci. Feb 2021

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