Une carte cellulaire de l’épithélium pigmentaire rétinien

Faire appel à l’intelligence artificielle pour cartographier et identifier les différents types de cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR). Voilà l’idée qu’a eue une équipe américano-italienne.

Un algorithme a été utilisé pour mesurer la morphométrie, la forme externe et les dimensions des cellules de l’EPR sur les yeux de neuf donneurs d’organes… et cinq sous-populations de cellules, organisées de manière concentriques, ont ainsi pu être identifiées, y compris un cercle de cellules de l’EPR similaires à celles de la macula. En outre, les chercheurs ont remarqué que les sous-populations de cellules n’étaient pas toutes sensibles de la même manière aux maladies monogéniques et polygéniques. « Ces résultats vont permettre l’étude des différences moléculaires et fonctionnelles des sous-populations de l’EPR responsables des maladies rétiniennes et aideront à développer des thérapies cellulaires et génétiques précise pour chaque maladie oculaire dégénérative », espèrent les auteurs.

Ortolan D, Sharma R, Volkov A, Maminishkis A et al. Single Cell-Resolution Map of Human Retinal Pigment Epithelium Helps Discover Subpopulations with Differential Disease Sensitivity. Proc Natl Acad Sci. 2022 May 10;119(19):e2117553119.

N. Le Jannic