Un trop lent retour aux soins

Moins de 20%. C’est, d’après une enquête réalisée auprès de 4 654 personnes par l’UFC-Que Choisir, le pourcentage de rendez-vous médicaux reprogrammés chez des spécialistes après avoir été annulés entre le 17 mars et le 11 mai.

« Plus inquiétant encore, ce niveau de reprogrammation tombait à seulement 12% pour les opérations et traitements en milieu hospitalier, insiste l’association. Si des rendez-vous ont depuis été organisés, difficile d’entrevoir une résorption rapide des soins en attente, alors que les établissements de santé doivent en plus faire face au flux constant de nouveaux patients. Cet afflux est d’autant plus difficile à gérer que les règles d’hygiène drastiques réduisent les capacités de prise en charge du système sanitaire. » Pour faire face à la situation, l’UFC-Que choisir appelle les agences régionales de santé à mettre en place sans délai un suivi des capacités des différents établissements de soins pour orienter les usagers vers les places disponibles, et demande au ministre de la Santé de garantir que les usagers dirigés vers le privé alors qu’ils avaient initialement rendez-vous dans le public ne se verront pas pénaliser financièrement en particulier par l’application de dépassements d’honoraires.