Un patch de RPE contre la rétinite pigmentaire

Des essais cliniques ont montré l’innocuité de l’injection de cellules souches pluripotentes différenciées en cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien (RPE) en suspension dans l’œil humain. Cependant, le chemin vers une thérapie cellulaire contre la rétinite pigmentaire reste long… mais il vient peut-être d’être raccourci par une équipe de chercheurs français.

Ceux-ci ont en effet créé un patch composé de cellules souches différenciées en RPE ensemencées sur un segment de membrane amniotique humaine. Ce pansement cellulaire a ensuite été greffé dans l’espace sous-­rétinien de rats atteints de rétinite pigmentaire. D’autres rongeurs ont quant à eux reçu l’injection de cellules en suspension. Or les chercheurs révèlent qu’après 13 semaines d’observation, les rats greffés à l’aide d’un patch présentent de meilleures performances visuelles et sur un plus long laps de temps que les animaux ayant reçu les cellules en suspension. L’équipe envisage à présent de déposer une demande d’autorisation pour un essai clinique chez une douzaine de patients ­atteints de rétinite pigmentaire. ­L’essai devrait commencer en 2018 à̀ l’hôpital des Quinze-Vingts de Paris.

Human ESC-derived retinal epithelial cell sheets potentiate rescue of photoreceptor cell loss in rats with retinal degeneration. Ben M’barek K, HabelerW, Plancheron A et al. Sci Transl Med. 2017 dec 20;9(421).

©J.Conrath

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