Retraite : le bras de fer continue

Face au projet de réforme des retraites porté par le gouvernement, les professions libérales, y compris dans le secteur de la santé, montent au créneau. Le 16 septembre, une manifestation nationale, lancée notamment à l’appel des avocats et des syndicats de médecins, d’infirmières et d’autres professionnels de la santé, a réuni des milliers de personnes. De son côté, l’Unalp (Union nationale des professions libérales) poursuit les négociations avec le gouvernement.

« Le projet de réforme doit être revu de sorte qu’aucun professionnel n’ait à subir, ni un accroissement réel de sa contribution retraite, ni une réduction de son niveau de pension », estime l’organisation dans un communiqué. Elle juge « inacceptable » la fixation à 3 plafonds annuels de la Sécurité sociale (PASS) du plafond de revenus soumis à cotisation et demande que, pour les travailleurs indépendants, ce plafond soit établi au maximum à 1,5 PASS soit l’équivalent de 60 000 euros par an. Ce qui garantirait un avenir aux caisses complémentaires de retraite des professions libérales. L’organisation insiste également, tout comme les syndicats de médecins, sur les réserves constituées jusqu’ici par les complémentaires des libéraux (plus de 27 milliards d’euros) et exige qu’elles « soient sanctuarisées et ne puissent, par souci d’équité, bénéficier exclusivement qu’aux professions qui les ont constituées. » Enfin, la question de la gouvernance des systèmes de retraite reste elle aussi au cœur du débat. La réforme devrait être présentée au parlement courant 2020.

L'accès à la totalité de la page est protégé.

Je m'inscris

Identifiez-vous