Numerus clausus 2019, une année record

9 314 places ! C’est le chiffre paru le 21 avril au Journal Officiel, fixant le nombre d’étudiants autorisés à passer en deuxième année, à seulement quelques semaines du concours de la première année commune des études de médecine (PACES). Un record, puisque ce chiffre était de seulement 8 205 en 2018, soit une augmentation de 13,5%. 39 facultés accueilleront l’an prochain ces étudiants, et aucune d’entre elle n’est perdante puisqu’elles ont toutes autant ou davantage de places (pour 17 d’entre elles) que l’an dernier (+53 à la faculté de Lyon I, +18 à Aix-Marseille, +16 à Saint-Étienne...).

Sans compter les 4 facultés qui expérimentent cette année la PACES adaptée, ou PACES sans redoublement, et pour lesquelles deux numerus clausus ont été créés afin de traiter avec équité primants et doublants. Ce nouveau record survient alors que le numerus clausus entre dans son avant-dernière année d’existence, puisqu’il doit être supprimé pour 2020 (cf CDO 226). La répartition de cette augmentation du nombre de places a cependant été critiquée par le groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale. Valérie Rabault, députée de Tarn-et-Garonne, a ainsi souligné que les deux tiers des places supplémentaires, « concernent les hôpitaux parisiens ». « Cela veut dire que, par ricochet, ces médecins qui seront formés en région parisienne n’iront pas s’installer en Tarn-et-Garonne, dans le Lot ou dans d’autres départements », a-t-elle ajouté.

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