Liberté d’installation : les médecins ont eu raison de la députée Annie Le Houérou

C’est presque devenu une tradition dans l’hémicycle. Des députés ont encore déposé un amendement, cette fois-ci dans le cadre de ­l’examen du PLFSS 2017, pour contraindre la liberté d’installation des médecins libéraux par un conventionnement sélectif. A l’initiative de la députée socialiste Annie Le Houérou des Côtes d’Armor, celui-ci a même été adopté par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Soutenu par une quarantaine de parlementaires de tous bords, il imagine de ne conventionner les médecins à l’Assurance-maladie que s’ils s’installent dans une zone sous dotée en praticiens. « Dans les zones où est constaté un fort excédent en matière d’offre de soins, le conventionnement ne pourra intervenir qu’en concomitance avec la cessation d’activité libérale d’un médecin exerçant dans la même zone », précise-t-il.
Devant cette remise en cause d’un des principes essentiels de la médecine libérale, les praticiens sont ­montés au créneau. Les syndicats médicaux représentatifs comme ceux des jeunes installés et futurs médecins ont tous ordonné à la ministre de la Santé de prendre position. Quelques jours plus tard, Marisol ­Touraine a donc rassuré en indiquant que « Le Gouvernement s’opposera à cet amendement. Parce qu’il vient rompre la dynamique incitative qui ­commence à porter ses fruits. Mais aussi et surtout, parce qu’il risque de pousser des praticiens à choisir la voie du déconventionnement », a-t-elle précisé. Et les députés ont ­entendu la locataire de l’avenue ­Duquesne puisque le texte a été rejeté lors de son examen en séance publique à l’Assemblée nationale.
Fin de la polémique.

L'accès à la totalité de la page est protégé.

Je m'inscris

Identifiez-vous