L’espoir des cellules souches contre la DMLA

Au 121e congrès annuel de l’Académie américaine d’ophtalmologie, en novembre, deux études ont présenté des résultats encourageant pour l’utilisation de cellules souches humaines embryonnaires dans le traitement de la forme sèche de la DMLA. Ces cellules ont été différenciées en cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien (RPE) et ont été injectées dans les yeux de patients atteints de DMLA.

Dans la première étude, menée à l’université Hadassah-Hebrew, à Jérusalem, 50 000 ou 200 000 cellules ont été transplantées, la procédure chirurgicale a été bien tolérée et quelques semaines plus tard, les chercheurs ont pu observer la cicatrisation au point d’injection tandis que le fond d’œil réalisé laisse penser que les cellules transplantées ont pu survivre. La vue des patients est quant à elle restée stable. Dans la deuxième étude, menée à l’Institut de la vision de Miami, les cellules du RPE ont été utilisées pour traiter des patients ­atteints de la forme sèche de la DMLA mais également de la maladie de Stargardt. Les cellules ont survécu dans les yeux des patients sans effets secondaires et chez certains d’entre eux une amélioration de la vision a même été ­observée. Ces premières étapes, qui visaient à vérifier la ­sécurité de la procédure chez l’humain, ouvrent la porte à de nouveaux essais cliniques et entretiennent l’espoir d’un traitement pour ces maladies. La thérapie par cellules souches faisant appel à des cellules du RPE présente en ­effet plusieurs avantages : ces cellules sont relativement ­faciles à cultiver en grand nombre en laboratoire, elles ne nécessitent pas la formation de connections neuronales une fois injectées dans l’œil pour remplir leur fonction et le traitement peut être réalisé avec l’injection d’un faible nombre de cellules dans une zone très restreinte de l’œil, limitant les risques liés à la procédure.

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