Les recommandations d’experts américains pour faire avancer la recherche sur la DMLA atrophique

Un panel d’investigateurs aux États-Unis appelle à un changement de paradigme pour améliorer la connaissance sur la DMLA sèche. Les 12 membres réunis par le Conseil national consultatif de l’œil (NAEC) soulignent que 196 millions de personnes devraient être concernées par la DMLA en 2020 dans le monde et qu’aux États-Unis, la prévalence de cette pathologie égale celle de tous les cancers et s’élève au double de celle de la maladie d’Alzheimer.

« Nombre de facteurs génétiques et environnementaux interagissent et contribuent à la DMLA, selon des façons connues ou non », explique Lindsay Farrer, chef de la division de génétique biomédicale à l’école de médecine de l’université de Boston, et l’une des auteurs de l’article paru dans Nature Communications. « Notre article reflète ce que nous savons aujourd’hui, et appelle à une recherche interdisciplinaire. » Les experts souhaitent que des scientifiques qui ne travaillent pas directement dans ce champ de la recherche (cliniciens, experts en imagerie, biostatisticiens, bioinformaticiens…) s’y inscrivent, pour promouvoir l’innovation. Ils appellent aussi à créer des banques de tissu oculaire à partir de donneurs concernés ou non par la DMLA et suggèrent de prolonger les durées de suivi dans les études sur la maladie (pour mieux évaluer les nombreux facteurs en jeu dans les différentes phases). Pour comprendre l’étiologie et la pathogenèse de la maladie, ils conseillent de travailler sur la génétique, la génomique, des modèles in vitro et in vivo ainsi que sur l’imagerie. Ils expriment aussi le besoin de traitements personnalisés. Côté financements, ils font appel aux agences de santé en suggérant de donner des bourses non plus à des chercheurs en particulier sur des sujets précis (pour éviter leur isolement) mais d’allouer les fonds à de plus vastes programmes permettant les échanges entre chercheurs.

Handa JT et al. A systems biology approach towards understanding and treating non-neovascular age-related macular degeneration. Nat Commun. 2019;10(1): 3347.

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