Les délais d’attente raccourcissent… mais restent importants

« La moitié des rendez-vous sont obtenus en 2 jours chez le généraliste, en 52 jours chez l’ophtalmologiste », titre la Dress dans une publication d’octobre. Celle-ci souligne en outre que le délai moyen d’attente pour un rendez-vous est de 80 jours pour la spécialité et que dans le détail, « un quart des demandes de rendez-vous aboutissent dans les 20 jours, mais la moitié se matérialise plus de 50 jours après et un quart plus de 110 jours après.

Le délai d’attente dépasse 189 jours dans 10% des cas. » L’étude pointe également les fortes disparités régionales : « le délai médian d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est de 29 jours dans l’unité urbai­ne de Paris […] et de 97 jours dans les communes des petits et moyens pôles, lesquelles sont parmi les moins bien ­dotées en ophtalmologistes. » Pour le Snof cependant, les ­chiffres révélés par la Dress sont ­ « encourageants » : « Deux ans après le lancement de la campagne « Zéro Délai pour 2022 » et la mise en place de nombreuses solutions comme la délégation de tâches et les protocoles organisationnels, les délais d’attente se stabilisent, et même se réduisent par rapport à d’autres études antérieures, note le syndicat dans un communiqué. En 2012, une étude Ifop pour l’observatoire Jalma estimait les ­délais à 104 jours en moyenne et la dernière étude en date de l’Ifop pour le groupe Point Vision à 87 jours. Aujourd’hui, nous sommes à 80 jours en moyenne, ce qui tend à démontrer une inversion de la courbe. » Selon l’organisation, ces délais résultent directement d’une sous-attribution chronique de postes formateurs de médecins dans ces deux spécialités, pénurie qui pourrait être résolue en augmentant le nombre de postes par les pouvoirs publics à l’ECN. Thierry Bour, président du Snof, précise : « Cela fait plusieurs années que les ­pouvoirs publics limitent le nombre d’ophtalmologistes formés, malgré nos deman­des répétées. Cette année ­encore, il n’y a que 155 postes ouverts en ophtalmologie, ce qui est loin d’être à la ­hauteur des besoins, et impacte direc­tement l’accès aux soins. ­Encore aujourd’hui, 17% des demandes de rendez-vous chez l’ophtalmologiste n’abou­­tis­sent pas. […] Un ophtalmologiste sur deux partant à la retraite n’est pas remplacé. »

Loading comments...

L'accès à la totalité de la page est protégé.

Je m'inscris

Identifiez-vous