Les anti-VEGF contre la rétinopathie du prématuré

D’après la littérature, les anti-VEGF intravitréens sont aussi efficaces que la photocoagulation au laser pour traiter la ­rétinopathie du prématuré. C’est la conclusion d’un rapport de l’académie américaine d’ophtalmologie, qui a examiné 13 publications sur le sujet. Cependant, bien que la ­thérapie à base d’anti-VEGF puisse avoir des avantages particuliers, comme pour les formes postérieures agressives de rétinopathie du prématuré, elle présente comme inconvénient d’afficher un taux plus élevé de récidive.

Ce type de traitement nécessite donc un suivi attentif et à long terme dans ces cas où la vascularisation de la rétine est incomplète. Par ailleurs, les effets d’une baisse des taux systémiques de VEGF (suite à l’injection intravitréenne de bévacizumab) sur les organes en développement des nouveaux-nés sont ­inconnus. L’utilisation des anti-VEGF doit donc se faire ­judicieusement, en prenant en compte de potentiels effets ­secondaires, insiste l’Académie.


VanderVeen DK, Melia M, Yang MB et al. Anti-vascular endothelial growth factor therapy for primary treatment of type 1 retinopathy of prematurity: a report by the american academy of ophthalmology. Ophthalmology. 2017;124(5):619-33.

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