Le burn-out menace un médecin sur deux

Un mois après le suicide par défenestration du Pr Jean-Louis Megnien, cardiologue à l’Hôpital européen Georges-Pompidou, sur son lieu de travail, ces chiffres ne vont pas rassurer. Dans une récente enquête Souffrances des professionnels de santé réalisée par Stéthos International, 1 905 répondants ont confié leur mal-être au travail. Et pour ceux qui pensaient que cette situation ne concernait que l'hôpital, sachez que la majorité des sondés (1 383 médecins) étaient cette fois-ci issus du secteur libéral et âgés en moyenne de 54 ans.

Premier constat, en 2015, près de 50 % des professionnels sont et/ou ont été en situation de burn-out ou à fort risque de burn-out (50,3 % des médecins et 43,4 % des professionnels de santé). Concernant les situations de dépendance, ils sont 7 % à être et/ou avoir été dépendants ou à fort risque de dépendance à l’alcool.

Parmi eux, environ trois fois plus d’hommes que de femmes. Ils sont 8,5 % à avoir déclaré une dépendance aux psychotropes ou aux anxiolytiques. Au final, 14 % des professionnels sont ou ont été concernés par des problèmes d’addiction.

Face à ces difficultés, les professionnels n'hésitent pas à demander une prise en charge. Quatre-vingt pour cent d'entre eux confient préférer une structure dédiée aux professionnels de santé, mais au sens large du terme (médecins, infirmières, aide soignantes, kinés…). Huit sur dix préfèrent aller dans un centre éloigné de leur lieu d’exercice. Et seul un quart des professionnels de santé accepterait d’être pris en charge dans les structures actuelles, destinées à leurs patients. Un peu moins de la moitié souhaitent aller se soigner dans un centre spécifiquement réservé à leur seule profession.

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