La réforme du deuxième cycle en bonne voie

Mandatés à la suite du fiasco des ECNi 2017, le Pr Dubois-Randé et Quentin Hennion-Imbault, ancien représentant de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), ont rendu au début de l’année leur rapport sur la réforme du 2e cycle des études médicales, première étape à la mise en route de celle-ci (voir CDO 214).

Leur rapport recense 13 propositions, concernant la formation théorique, la formation pratique, l’orientation et la personnalisation du parcours des étudiants et enfin l’entrée dans le troisième ­cycle. Parmi celles-ci : revalori­ser l’enseignement de la sémiologie, de la médecine générale et des sciences humaines et sociales, hiérarchiser les connaissances théoriques et refondre les référentiels de spécialité (pour diminuer la quantité de connaissances hyperspécialisées à apprendre), mettre en place des stages courts de découverte au premier cycle, ouvrir les stages de deuxième cycle aux hôpitaux périphériques et à la médecine libérale, créer des passerelles sortantes en fin de deuxième cycle, mais également réorganiser le deuxième cycle pour libérer une sixième année préprofessionnalisante, sans échéance de « concours » théorique et enfin, comme attendu, supprimer les ECNi au profit d’un matching se basant sur les connaissances, les compétences et le parcours. À ce propos, le gouvernement a annoncé que la réflexion sur le devenir des ECNi se poursuivrait avec l’objectif d’aboutir à un texte législatif début 2019. Deux groupes de travail, alliant étudiants et professeurs, ont ainsi été créés sous l’égide du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESR) : l’un sur l’approche par compétences et l’autre sur le matching, avec comme mission de fournir des propositions plus précises sur ces deux thématiques d’ici à la fin du mois de mai. La réforme avance tranquillement…

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