La fin du mythe du médecin de père en fils

Les praticiens recommandent-ils toujours aux plus jeunes de suivre leur voie ? C’est la question à laquelle répond le site TrocUnDoc.com, spécialisé dans le remplacement de médecins en France. Dans une étude menée auprès de 275 médecins, les auteurs concluent qu’« après des études jugées intéressantes », seule une minorité des médecins interrogés (22,8%) conseillent sans hésiter le choix de ce cursus.

Ils sont en parallèle nombreux (37,3%) à ­dé­conseiller « franchement » le choix de ces études. De plus, 18,3% d’entre eux les recommanderaient aux autres, mais pas à leurs enfants. Précision importante, les résultats observés sont les mêmes, quelle que soit la spécialité. Médecin ­généraliste ou spécialiste, même combat…
La raison de ce désamour ?
Au-delà du manque de reconnaissance des patients, des politiques, les études sont jugées « tellement difficiles », pour 80% des sondés. On observe ainsi qu’avant même la fin de l’externat, ils sont déjà 25% à dissuader les plus jeunes. « Trop longues », « trop coûteuses », sont des mots qui reviennent sans cesse. Dans ce panel, les seuls professionnels enthousiastes semblent être les externes. Ils sont, c’est vrai, 38% à faire la promotion, sans hésiter, de leur choix d’études. Peut-être une lueur d’espoir pour les patients inquiets à la lecture de ces chiffres.
Quoi qu’il en soit, ces résultats semblent tout de même sonner le glas du mythe du médecin de père en fils, puisqu’au ­final, une fois les données recoupées, une majorité nette d’entre eux (55,6%) décourageraient le choix des études de médecine pour leurs enfants.

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