Fin du numerus clausus et des ECN, stages des internes dans les déserts, hôpitaux de proximité... la loi de Santé est votée

La version définitive du texte de la loi Santé a été mise au point par une commission mixte paritaire (CMP), puis votée à l’Assemblée et au Sénat courant juillet. Parmi les mesures phares dont il a longuement été question (cf CDO 227), la fin du numerus clausus et des épreuves classantes nationales (ECN) est actée, avec l’objectif d’augmenter d’environ 20% le nombre de médecins formés ; de même que la labellisation de 500 à 600 hôpitaux de proximité (définition à venir par ­ordonnance), recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, avec de la chirurgie sur ­autorisation strictement encadrée.

Les parlementaires ont aussi prévu, « pour les étudiants de troisième ­cycle en médecine générale et d’autres spécialités », que leur dernier semestre soit consacré à la « pratique ambulatoire, en priorité dans les zones sous-denses, sous le régime de l’autonomie supervisée ». Cette mesure est destinée à soulager les déserts médicaux, mais elle est dénoncée par les internes et les jeunes médecins. Côté numérique, une plateforme des données de santé, health data hub, sera créée, avec un espace ­numérique de santé personnel pour les usagers. Le dossier médical partagé sera ouvert automatiquement. Et côté formation, on note « l’interdiction de tout lien d’intérêts pour les organismes ou structures chargés d’assurer la formation continue des médecins ».

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