DMLA : suivre les changements morphologiques de la macula

En 2008, un essai clinique a été mis en place pour comparer les effets du ranibizumab et du bévacizumab dans le traitement de la DMLA exsudative. Dix ans plus tard, une étude portant sur la cohorte de cet essai vient de paraître : elle ne s’intéresse cette fois pas aux traitements en eux-mêmes mais aux changements morphologiques de la macula et à la perte d’acuité ­visuelle chez les patients.

La publication des chercheurs américains révèle que les changements observés cinq ans après le début des traitements correspondent à un maintien ou une aggravation des modifications repérées après un an de traitement : par exemple, du fluide intra-rétinien était présent dans 60% des yeux étudiés et 66% des yeux présentaient une matière sous-rétinienne hyperréflective (subretinal hyper-reflective material – SHRM). « De nouvelles lésions de la fovéa, la néo-vascularisation choroïdienne, le fluide intra-rétinien, la SHRM, l’amincissement de la rétine, le développement ou l’aggravation d’une atrophie géographique touchant la fovéa et l’augmentation de la taille des lésions sont des facteurs importants du déclin de l’acuité visuelle entre les années 2 et 5, notent les auteurs. Il existe donc un besoin significatif de thérapies prenant en compte ces diverses caractéristiques pathologiques. »

Jaffe GJ et al. Macular Morphology and Visual Acuity in Year Five of the Comparison of Age-related Macular Degeneration Treatments Trials (CATT). Ophthalmology. Published Online First: 2018 Sep 3.

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