Dépenses de santé : Michel Sapin balaye le rapport de la Cour des comptes

Afin de favoriser l’accès aux soins des plus démunis, la Cour des comptes a appelé le 20 septembre l’Assurance maladie à poursuivre la réduction des déficits en santé. Dans son rapport annuel sur l’application des lois de ­financement de la Sécurité sociale, elle a rappelé que la branche maladie enregistre un déficit constant depuis 25 ans et a pesé en 2015 sur 85% du déficit du régime ­général.

Cette fois-ci, les sages alertent notamment sur le nombre de patients ALD qui a doublé en vingt ans. Ils dénoncent aussi les coûts des nouveaux traitements qui se sont envolés.

Mais le gouvernement voit les choses tout autrement. Dès le lendemain du rapport de la Cour des comptes, il a engagé plus d’un milliard d’euros de nouvelles dépenses de santé. « Nous avons pris la décision de relever ­l’Ondam à 2,1%, soit un renfort de 700 millions d’euros, notamment suite à la nouvelle convention médicale négociée des médecins généralistes et à l’augmentation du point d’indice dans la fonction publique hospitalière » (400 millions d’euros), a indiqué Michel Sapin, ministre de l’Economie lors de sa présentation des grands équilibres macro-économiques des textes financiers de l’automne. De son côté, la Cour des comptes avait suggéré un gel des revalorisations en cas de risque avéré de dérapage. A quelques mois de la présidentielle, l’annonce de Bercy pourrait ainsi calmer des médecins en colère contre ­Marisol Touraine. Mais cette dernière les a encore surpris. Elle a annoncé le 23 septembre la fin du trou de la Sécu en 2017. Il sera, « pour la première fois depuis 2001, à 400 millions d’euros de l’équilibre ». La guerre des ­chiffres continue…

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