Convention médicale : le Snof rejette le texte

Le Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France) quant à lui ­s’indigne « des lacunes » de la nouvelle convention médicale et Thierry Bour, président du syndicat, regrette un rendez-vous manqué : « La nouvelle convention médicale était l’occasion de changer la donne, notamment en consacrant le travail aidé qui permet de désengorger la filière et de fluidifier ­l’accès aux soins visuels ».

Une proposition que l’assurance-maladie a décidé de ne pas conserver, en ne gardant « aucune des mesures structurantes pour la filière ! », déplore le Snof. Et son président d’expliquer : « Voilà deux décennies que les Français éprouvent des difficultés croissantes à consulter un ophtalmologiste. Déjà déficitaire, la profession perd chaque année 200 à 250 ophtalmologistes qui partent à la retraite. » Ainsi, outre l’intégration du contrat de coopération pour les soins visuels, le Snof demande aussi la mise en place d’un forfait sécurité en dehors des ­établis­sements de santé (pour les injections intraoculaires répétées, notamment pour la DMLA) et une troisième phase de revalorisation de la CCAM pour améliorer l’accès aux soins ­ophtalmologiques techniques et ­chirurgicaux (coefficients J et K comme les autres ­chirurgiens). Il réclame également la reconnaissance et la valorisation de l’effort des spécialistes en accès direct pour prendre en charge des patients en urgence, ainsi que l’extension des revalorisations tarifaires au secteur 2, ­surtout lorsque les tarifs conventionnels sont pratiqués. Pendant les six ­prochains mois, des amendements additionnels peuvent encore être ajoutés à la convention médicale.

La Csmf et le SML n’ont pas signé la convention
A 63 % des voix, la Csmf (Confédération des syndicats médicaux français) a rejeté le texte de la convention (tout comme le Syndicat des médecins libéraux) et a entamé une campagne de mails et à travers les réseaux sociaux pour expliquer sa position et appeler les médecins à continuer le combat. Elle a développé un véritable feuilleton en six épisodes qui se sont succédés jusqu’à l’université d’été de la Csmf du 9 au 11 septembre. Le Dr Jean-Paul Ortiz, président du syndicat a déclaré au Quotidien du médecin que son objectif est d’élaborer rapidement de nouvelles propositions et de passer tous les candidats à l’Élysée au banc d’essai.

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