Comment combiner allaitement et anti-VEGF ?

« Mettre dans la balance le traitement pour protéger la vue, les bénéfices de l’allaitement et le confort du nouveau-né peut être délicat pour la femme qui allaite comme pour son ophtalmologiste », estiment des chercheurs américains. Ils ont donc essayé de savoir, à travers un passage en revue de la littérature scientifique, si un traitement par anti-VEGF chez les femmes qui allaitent présente des risques réels.

Résultats : les données cliniques et pharmacologiques étudiées suggèrent que le ranibizumab a une moindre circulation systémique et a moins d’effet sur les niveaux de VEGF dans le sérum et le lait maternel que le bevacizumab et l’aflibercept. « Cependant, il y a un besoin significatif de recherches pour connaître le degré et la durée de circulation systémique des anti-VEGF, la fraction transférée au lait maternel et absorbée, et savoir si cela entraîne des effets indésirables chez l’enfant », préviennent les chercheurs. Ils suggèrent également de prendre en compte l’âge de l’enfant pour évaluer s’il est possible de suspendre l’allaitement sur une durée équivalente à la demi-vie de l’agent intravitréen plutôt que d’arrêter complètement l’allaitement. Dalal P, Patel A, Carle M et al. Review of ophthalmic and breastfeeding medicine evidence. Retina. Nov 2020;40(11):2065-9.

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