Cellule de la rétine et rythme circadien : un nouvel éclairage

 

L’horloge biologique du cerveau, qui module l’activité du corps en fonction du jour et de la nuit et donc contrôle le rythme circadien, se trouve dans l’hypothalamus et est ­appelée noyau suprachiasmatique (NSC). Jusqu’à présent, les recherches ont montré que la lumière perçue par la ­rétine permettait d’indiquer au NSC s’il faisait jour ou nuit…

 

Jusqu’à présent, les recherches ont montré que la lumière perçue par la rétine permettait d’indiquer au NSC s’il faisait jour ou nuit et que d’autre part, la vasopressine, à la fois hormone et ­neuro­transmetteur, aidait le NSC à contrôler le rythme circadien. Or des chercheurs britanni­ques viennent de révéler qu’il existe dans la rétine des cellules qui produisent directement de la vasopressine et qui communiquent avec le NSC. Cette découverte, réalisée pour le moment chez le rat, tend à prouver que les cellules de la rétine contrôlent le rythme circadien et pourrait donc mener, selon les auteurs, à de nouvelles méthodes pharmacologiques pour manipuler notre horloge biologique interne. De futures études qui altéreraient les signaux de la vasopressine à travers l’œil pourraient conduire au développement de gouttes pour les yeux capables de ­remédier au jet-lag. Mais le chemin est encore long.

Tsuji T, Allchorne AJ, Zhang M et al. Vasopressin casts light on the suprachiasmatic nucleus. J Physiol. 2017 Apr 12. doi: 10.1113/JP274025. [Epub ahead of print]

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