ARVO : résultats des études CATT et IVAN

Les résultats à deux ans de l’étude américaine CATT (1 200 patients) comparant l’Avastin (bevacizumab) et le Lucentis (ranibizumab) dans le traitement de la DMLA exsudative et les résultats à un an de l’étude similaire anglaise IVAN (600 patients) ont été présentés le 6 mai.

Voici les principaux :
• Il n’a pas été retrouvé de différence significative en termes d’efficacité fonctionnelle à un an (IVAN et CATT) ou à deux an (CATT) entre l’Avastin et le Lucentis à partir du moment où le schéma thérapeutique est le même (mensuels ou à la demande - PRN).
• Un gain légèrement plus important (+2,4 lettres ETRRS), statistiquement significatif, est retrouvé lorsqu’un schéma mensuel est utilisé versus un schéma à la demande à deux ans (CATT). Ce gain est non significatif à un an (CATT et IVAN). On perd ce gain à deux an si on passe d’un schéma mensuel à un schéma à la demande à un an (CATT).
Il est à noter que dans l’étude IVAN une récidive est traitée par trois injections systématiques et non par une seule injection avec contrôle à un mois comme dans l’étude CATT.
• L’épaisseur fovéolaire est moins importante avec moins de signes exsudatifs à l’OCT à un an (CATT) et à deux an (CATT) avec le Lucentis versus l’Avastin. On ne retrouve pas cette différence à un an dans IVAN.
• L’épaisseur fovéolaire est moins importante avec moins de signes exsudatifs à l’OCT à un an (CATT et IVAN) et à deux ans (CATT) avec le schéma mensuel versus à la demande.
• L’évolution de l’atrophie à deux ans est la plus importante dans le groupe Lucentis mensuel versus les autres groupes. L’évolution de l’atrophie est plus importante dans les groupes mensuels (Avastin et Lucentis) versus à la demande (CATT).
• Il n’y a pas de différences entre l’Avastin et le Lucentis concernant les effets secondaires thrombo-emboliques et le taux de décès à deux ans (CATT). Les effets secondaires systémiques non spécifiques aux anti-VEGF sont plus importants avec l’Avastin versus le Lucentis (CATT et IVAN) sans qu’une’explication puisse être avancée d’autant que ces effets secondaires sont plus fréquents dans les groupes à la demande versus mensuels.
• Le taux de VEGF dans le sérum à un an est plus faible pour l’Avastin que pour le Lucentis et pour le traitement mensuel versus le traitement à la demande, ce qui sous-entend un effet anti-VEGF systémique plus important pour l’Avastin que pour le Lucentis.
• L’analyse du coût est bien sûr en faveur de l’Avastin par rapport au Lucentis.

En conclusion ces deux études retrouvent une efficacité fonctionnelle identique entre l’Avastin et le Lucentis pour le traitement de la DMLA exsudative à un et deux ans. Il existe cependant des petites différences qui ne manqueront d’alimenter les discussions.

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