20% des dépenses de santé seraient inefficientes en Europe

Le 17 janvier dernier, les ministres de plus de 35 pays de l’OCDE* ou pays partenaires se sont rencontrés à Paris, pour échanger leurs idées, leurs ambitions et les défis auxquels ils font face. Comment lutter contre l’inefficience des dépenses de santé et le gaspillage était au programme des questions traitées. On dépense beaucoup et pas forcément utilement en matière de santé en Europe.

Selon le rapport de l’organisation, un cinquième des dépenses totales de santé, qui pèsent 9% du PIB des pays de l’OCDE, n’apportent aucune différence à l’amélioration de l’état de santé de la population. à qui la faute ? « Les patients, prestataires, gestionnaires et autorités de contrôle ont tous leur part de responsabilité dans ce gaspillage », dénonce Francesca Colombo, chef de la division santé à l’OCDE. La surprescription d’antibiotiques (ni en Belgique ni en France où elle est pourchassée) est une des causes : la moitié des antibiotiques prescrits dans l’ensemble des pays de l’OCDE ne serait pas nécessaire. La part des génériques (taux de pénétration) varie de « 10 à 80% » selon les pays. Egalement, les produits pharmaceutiques jetés, une mauvaise gestion des stocks ou encore le manque d’observance des traitements participent à ce gaspillage. L’OCDE s’interroge aussi sur les pratiques médicales qui se révèlent ­hétérogènes (aussi bien dans le nombre d’interventions ­chirurgicales que d’IRM prescrites pour lombalgies ou de ­césariennes). Pour réduire le gaspillage, « il faut changer les comportements en commençant par convaincre les patients de ne pas se précipiter aux urgences », préconise le rapport. Jusqu’à 56% des visites aux urgences seraient inutiles dans certains pays !

*Organisation de coopération et de développement économiques.

Loading comments...

L'accès à la totalité de la page est protégé.

Je m'inscris

Identifiez-vous