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17/11/2017

Recertification des médecins : les syndicats peu convaincus

Lors du congrès national de l’Ordre des médecins, la ­ministre de la Santé, Agnès Buzyn a remis sur la table le ­délicat sujet de la recertification des médecins, annonçant qu’une mission était en préparation pour en proposer les modalités de mise en œuvre. Dans l’idée, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) n’est pas contre et rappelle d’ailleurs dans un communiqué que « se former tout au long de sa vie professionnelle est une obligation non seulement réglementaire, déontologique, mais morale. Nous devons assurer à nos patients des soins de qualité, correspondant aux avancées du savoir médical. » Mais la CSMF souhaite une discussion avec le gouvernement sur la mise en place d’un tel dispositif, arguant que celui-ci doit être organisé par la profession et non tomber entre les mains du secteur assurantiel. Du côté du Syndicat des ­médecins libéraux (SML), le scepticisme est encore plus palpable : « Le SML a exprimé ses plus vives réserves sur une telle démarche, portée par l’Ordre des médecins sans aucune discussion préalable avec les syndicats médicaux, ­explique le syndicat dans un communiqué. Pourtant, le ­respect de l’obligation de formation liée au DPC fait l’objet d’un contrôle ordinal, et l’Ordre dispose déjà de moyens de contrôle de l’insuffisance professionnelle. Avec la ­re­certi­fication, ce sera un doublon. » Et de conclure : « Après ­l’expérience du DPC, où les Pouvoirs publics ont montré que lorsqu’ils créaient des obligations nouvelles ils oubliaient d’en assumer le financement, le SML prévient qu’il exigera le financement de l’intégralité du coût de la recertification par l’État et, surtout, qu’il refusera la création d’une usine à gaz de plus ! »
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