Y voir plus clair dans la fovéa

Les souris de laboratoire sont habituellement bien pratiques pour étudier la vision humaine… sauf quand il s’agit d’en apprendre plus sur la fovéa, puisqu’elles n’en ont pas. Pour contourner le problème, des chercheurs de l’université d’Harvard, aux États-Unis, se sont appuyés sur le séquençage génétique afin de créer le premier atlas cellulaire de la fovéa et de la périphérie rétinienne chez les macaques.

Ils ont alors découvert que les deux zones partagent plus de 80% des différents types de cellules qui les constituent mais que ceux-ci diffèrent en proportions et dans l’expression de leurs gènes. Les types de cellules les plus importants sont en outre identiques entre l’humain et le macaque, ce qui a permis aux chercheurs d’identifier plus de 190 gènes impliqués chez l’homme dans sept pathologies conduisant à la cécité. « Par exemple, nous avons trouvé qu’un gène de susceptibilité à la DMLA est exprimé à des niveaux significativement plus élevés dans les cônes et les bâtonnets de la fovéa que dans ceux de la périphérie rétinienne, explique dans un communiqué Joshua Sanes, l’un des chercheurs. Ce qui peut être lié au fait que c’est une maladie maculaire. De la même façon, pour l’œdème maculaire diabétique, nous avons trouvé deux gènes de susceptibilité exprimés à des niveaux plus élevés dans les vaisseaux sanguins de la fovéa que dans ceux de la périphérie. » Les auteurs de l’étude espèrent que leur atlas permettra d’avancer sur la connaissance de la fovéa et des maladies qui y sont liées, et pourquoi pas de mettre au point des traitements.

Peng YR et al. Molecular Classification and Comparative Taxonomics of Foveal and Peripheral Cells in Primate Retina. Cell. 2019;176(5):1222-37.

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