Un contrat unique d’aide à l’installation ?

Dans le rapport évaluant les aides à l’installation qu’elle a remis mi-septembre à Agnès Buzyn, la Dr Sophie Augros, généraliste et déléguée nationale à l’accès aux soins, préconise le remplacement des quatre contrats incitatifs pour l’installation en zone sous-dense (praticien territorial de médecine générale, praticien territorial de médecine ambulatoire, praticien territorial de médecine de remplacement et praticien isolé à activité saisonnière) par un contrat unique.

C’est ce que révèle le Quotidien du Médecin, qui s’est procuré une copie du rapport. Tous les jeunes médecins jamais installés, ceux en activité libérale depuis moins d’un an dans un désert et les remplaçants pourront y prétendre. À condition de s’installer en zone sous-dense, de respecter les tarifs conventionnels du secteur 1 (ou Optam et Optam-Co) et de faire partie d’un dispositif d’exercice coordonné (équipe de soins primaires ou spécialisés, maison de santé, centre de santé, communauté professionnelle territoriale de santé). En échange, ils bénéficieront d’une garantie de revenus la première année et d’un avantage maladie, avec un délai de carence de sept jours. « Les spécialistes hors MG seraient soumis à un niveau de plafond de garantie (à définir spécialité par spécialité) pour prendre en compte la part d’actes techniques, variable d’une discipline à une autre, explique Le Quotidien. Les remplaçants percevraient une somme annualisée, compte tenu de l’irrégularité de leur pratique. » Ce contrat unique devrait être intégré au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020.

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