Suivi de la rétinopathie diabétique : l’angiographie et la rétinophotographie ne sont pas équivalentes

L’angiographie à la fluorescéine ultra grand champ (AF-UGC) détecte trois fois plus de microanévrismes (MA) en cas de rétinopathie diabétique (RD) que la rétinophotographie couleur UGC (RC-UGC), d’après une étude américaine. Aux États-Unis, la RC-UGC est davantage utilisée, car elle est non-invasive. Cette étude rétrospective a inclus 193 patients présentant un diabète de type 1 ou 2.

Parmi eux, 2,4% n’avaient pas de RD, 29,9% une RD minime non proliférante, 32,6% une RD modérée non proliférante, 22,9% une RD sévère non proliférante et 12,2% une RD proliférante. En tout, 288 yeux ont été observés par les deux méthodes d’imagerie (chaque patient étant évalué dans la même journée par les deux méthodes). Les chercheurs ont compté les microanévrismes sur les deux images et comparé les résultats. L’AF-UGC permettait de détecter 3,5 fois plus de MA, et entre 3,2 et 5,3 fois plus de zones présentant 20 MA ou davantage. Ces différences existent à tous les niveaux de sévérité de la RD, et après ajustement selon la durée du diabète, la glycémie et le sexe des patients.

Disparity of microaneurysm count between ultrawide field colour imaging and ultrawide field fluorescein angiography in eyes with diabetic retinopathy. Ashraf M, Sampani K, AbdelAl O, et al. British Journal of Ophthalmology Published Online First: 28 February 2020.