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Sénèque dénonce les aberrations du marché de l’optique

À l’occasion du lancement de son comparateur de prix en optique, www.seneque.io vient de publier les résultats d’une étude, menée en partenariat avec jalma Health service, sur le marché de l’optique en France. D’après celle-ci, le reste à charge zéro est encore loin : 29 millions d’assurés, soit plus de la moitié de la population adulte, ont encore un reste à charge moyen de 293 €, tandis que seuls 15 millions de salariés de moyennes et grandes entreprises, dont la quasi-totalité des cadres, qui ont tout à la fois des niveaux de prise en charge élevés et des besoins encore relativement faibles, sont globalement couverts à 100%.

Et si l’augmentation de la prise en charge par l’assurance, passée de 55% à 71% entre 2006 et 2015, semble une bonne chose, elle a en fait eu « un effet fortement inflationniste pour les assurés » : la taxe d’assurance a été multipliée par cinq, de 2,5% en 2006 à 13,27% en 2015. « Concrètement, pour bénéficier d’une amélioration de 2 milliards d’euros de leur prise en charge par les assureurs, les assurés ont dû débourser 3,1 milliards d’euros supplémentaires, dont 660 millions d’euros de taxes et 450 millions d’euros de frais d’assurance », résume Seneque. Qui ajoute : « Le quintuplement de la taxe d’assurance entraîne par ailleurs pour l’optique médicale une situation fiscale d’exception. Les lunettes et lentilles de contact sont déjà taxées au taux normal de la TVA de 20%, contrairement à une grande majorité des autres biens médicaux. Si l’on y ajoute une taxe d’assurance de 13,27% qui s’applique sur 71% de la dépense, il en résulte une taxation globale de 30%, ce qui fait de l’optique médicale le produit le plus taxé en France. Cette double taxation débouche sur des aberrations : les lunettes médicales sont taxées à 30% alors que les lunettes de soleil ne le sont qu’à 20%. »

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