Rétine médicale

L’environnement numérique se développe sans cesse et nous apporte chaque jour de nouvelles possibilités d’aide au diagnostic, ou de proposition thérapeutique. L’ergonomie s’est améliorée afin de permettre une délégation complète des acquisitions aux orthoptistes. Mise au point automatique, eye tracker et enfin analyses semi-automatiques autorisent le maniement des OCT ou rétinographes sans l’ophtalmologiste. Tout converge donc aujourd’hui vers le déploiement de la télémédecine et l’usage de l’intelligence artificielle (IA) en ophtalmologie.

Au cours de ces dernières années, les progrès dans l’imagerie rétinienne ont été spectaculaires, à la fois pour leur richesse d’iconographie mais aussi pour leur service rendu dans la thérapeutique des pathologies rétiniennes. Une évaluation plus précise et moins invasive de l’ensemble de la rétine est permise grâce à l’imagerie multimodale, avec notamment l’arrivée de l’OCT-angiographie (OCT-A) permettant de visualiser la microcirculation rétinienne sans injection de colorant, ou encore l’imagerie ultra-grand champ (UGC) permettant d’explorer en un seul cliché…

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) sèche est de loin la première cause d’atrophie maculaire à l’origine d’une baisse d’acuité visuelle sévère uni- ou bilatérale en cas d’atteinte fovéale. Cependant, il ne faut pas méconnaître ses principaux diagnostics différentiels, plus rares, pour lesquels il existe une prise en charge spécifique. Chez un patient présentant une atrophie maculaire, il convient de mener un interrogatoire policier afin d’orienter correctement le diagnostic étiologique : histoire familiale, âge de survenue des symptômes,…

M. D., âgé de 30 ans, se présente aux urgences pour des céphalées intenses et un flou visuel. Le bilan initial retrouve une insuffisance rénale aiguë et des signes échographiques de cardiopathie, mais surtout une hypertension artérielle à 230/110 mmHg. 

L’œdème maculaire diabétique (OMD) est l’une des causes les plus fréquentes de baisse d’acuité visuelle (AV) chez le patient diabétique. Sa prévalence est de 7%. L’objectif de cet article est de présenter les altérations inflammatoires en rapport avec la rétinopathie diabétique (RD) et de synthétiser la littérature permettant d’évaluer les biomarqueurs d’imagerie qui pourraient orienter en première intention vers un traitement par corticoïdes (CT) plutôt que par anti-VEGF et que l’on qualifierait alors de biomarqueurs de l’inflammation.

Derniers dossiers parus : 
Œdème maculaire : du diagnostic à sa prise en charge
Coordinatrice : Catherine Creuzot-Garcher

Prise en charge de la rétinopathie diabétique
Coordinatrice : Aude Couturier

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