Recertification : les propositions sur le bureau du gouvernement

Le Pr Uzan, doyen honoraire de la faculté de médecine Sorbonne Université, a remis début novembre aux ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur le rapport du Comité de pilotage sur la recertification des médecins, qu’il préside. Celui-ci recommande de fixer une évaluation tous les six ans, obligatoire pour tous les médecins diplômés à partir de 2021 et ouverte (et fortement encouragée) à tous les autres professionnels inscrits au tableau de l’Ordre des médecins.

« Plus qu’un contrôle, la procédure proposée se veut un exercice de promotion et de valorisation, voire d’évolution des compétences », précise le ministère de la Santé. La procédure serait entièrement dématérialisée et reposerait en grande partie sur l’auto-évaluation. Cinq critères d’évaluation sont proposés : le parcours de Développement Professionnel Continu (DPC) ou l’Accréditation ; la preuve d’une activité professionnelle « maintenue » se préoccupant de la gestion et de la prévention des risques, de la qualité et la sécurité des soins, ainsi que de l’évaluation/amélioration des pratiques ; une démarche volontariste d’amélioration de la relation médecin-patient ; une démarche personnelle et « aidée » d’amélioration de la qualité de vie et de la santé du médecin, en l’aidant à lutter contre l’isolement et les risques psycho-professionnels ; l’absence de « signaux négatifs » tels que condamnation, interdiction d’exercice, sinistralité, insuffisance professionnelle, etc. Un critère de valorisation serait également au menu et concernerait toutes les activités susceptibles de mettre en valeur le parcours du médecin : enseignement, encadrement d’étudiants, responsabilités professionnelles et territoriales, participation à la recherche… Le rapport estime que les CNP (Conseils Nationaux Professionnels) et le CMG (Collège de la Médecine Générale) devraient être au cœur de la procédure, tandis qu’un « tiers de confiance », nommé CNCV (Conseil National de Certification et de Valorisation) et intégrant les composantes médicales, des patients et des syndicats, serait constitué pour gérer certaines étapes de la procédure. Une expérimentation et l’élaboration d’un tutoriel sont suggérées pour 2019. Aux ministères de trancher.

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