Pas d’amélioration avec un anti-VEGF : faut-il vraiment switcher ?

En cas de DMLA néovasculaire ou d’OMD, la norme est de changer d’anti-VEGF face à un patient non-répondeur. Mais les preuves de l’intérêt de ce switch ne sont pas confondantes, d’après les données de deux essais cliniques, l’un sur la DMLA (CATT), l’autre sur l’OMD (DRCR.net).

Les auteurs ont en effet évalué les résultats d’acuité visuelle et d’épaisseur rétinienne chez des patients non-répondeurs qui ne ­changeaient pas de traitement (bevacizumab ou ­ranibizumab dans l’essai CATT, et ranibizumab dans l’essai DRCR.net). Et ils ont observé des améliorations en dépit du ­maintien de ce traitement initial (3 à 5 lettres d’acuité visuelle et 40 à 70 µm d’épaisseur rétinienne centrale). Les auteurs insistent donc sur la nécessité dans les études portant sur des patients non-répondeurs de garder un groupe contrôle (avec poursuite du même traitement) afin de montrer si une amélioration est due à un changement de traitement ou à une régression spontanée de la maladie.

Ferris FL 3rd, Maguire MG, Glassman AR et al. Evaluating Effects of Switching Anti-Vascular Endothelial Growth Factor Drugs for Age-Related Macular Degeneration and Diabetic Macular Edema. JAMA Ophthalmol. Published online December 22, 2016. doi:10.1001/ jamaophthalmol.2016.4820

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