Numérique : les médecins bien équipés et utilisateurs au quotidien

La place des technologies numériques a fortement augmenté pour la quasi-totalité des médecins. Les résultats de l’enquête IPSOS* ­réalisée pour l’Agence française de la santé numérique (ASIP) vont dans ce sens. Les libéraux sont plus de 95% à disposer d’un logiciel informatique pour la gestion des patients, et 94% des généralistes l’utilisent au quotidien contre 87% des spécialistes.
 

Un praticien sur deux déclare utiliser des technologies digitales dans la relation régulière avec ses confrères et 68% pour transmettre les données d’un patient à un ­autre professionnel de santé. Interrogés sur leurs attentes, trois quarts des sondés estiment que le numérique doit permettre de « diminuer la redondance de certains actes ou examens médicaux ». 69% des spécialistes et 55% des généralistes espèrent une « amélioration de la coopération entre la ville et l’hôpital ». Si seul un tiers des sondés s’estime bien formé à l’utilisation de son propre système ou logiciel informatique, la majorité du panel semble prête pour le web 3.0, celui des objets connectés. Parmi les réserves formulées, la modification de la nature des relations avec leurs patients : 44% des spécialistes et 40% des généralistes pensent qu’elles pourraient se dégrader en se déshumanisant. Ils craignent également la rupture de confidentialité par la fuite des données de santé.

*Enquête réalisée par Internet auprès de 253 généralistes libéraux et 250 spécialistes hospitaliers entre le 11 et 23 janvier et selon la méthode des quotas.

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