Nombre d’internes en ophtalmologie : le Snof tire la sonnette d’alarme

Pour cette rentrée universitaire, le nombre d’internes en ophtalmologie a été revu à la baisse avec seulement 149 postes, soit une diminution de10 postes par rapport à 2015. Thierry Bour, président du Snof, s’indigne de cette décision des pouvoirs publics alors que l’ophtalmologie est la spécialité qui connaît les délais d’attente les plus importants en raison de la pénurie de praticiens, avec plus de 100 jours d’attente en moyenne.

Et il n’est guère plus optimiste pour l’avenir : « Chaque année, de 200 à 250 ophtalmologistes partent à la retraite. Si seulement 150 sont formés, cela représente un déficit supplémentaire d’environ 100 praticiens chaque année. » « Quelle spécialité médicale peut survivre à une telle pénurie ­organi­-sée ? » interroge-t-il. D’autant plus que pour lui, il est « impératif de sanctuariser les postes en ophtalmologie et même de les augmenter. » Comment ? « En ouvrant enfin des terrains de stage en ophtalmologie libérale », comme la profession le ­demande depuis des années. Une décision des pouvoirs publics d’autant plus ­rageante pour Thierry Bour que ce ne sont pas les vocations qui manquent. Chaque année, l’ophtalmologie est l’une des trois spécialités les plus demandées à l’épreuve classante nationale (ECN). « Cette nouvelle baisse vient ruiner nos ­espoirs de parvenir un jour à l’équilibre des soins entre offre et demande », conclut-il amèrement.

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