Les casques à réalité virtuelle : cinétose, écartement fixe et lumière bleue

Aujourd’hui proposés à des prix accessibles, les casques à réalité virtuelle figurent dans la liste des cadeaux les plus offerts en cette fin d’année, aux adultes comme aux enfants. L’évasion est garantie mais quels en sont les effets à long terme ?
Trois risques peuvent intervenir selon le Pr Gilles Renard, ancien chef du service ophtalmologie de l’Hôtel-Dieu, directeur scientifique de la Société française d’ophtalmologie (SFO).

Le moindre mal a pour effet la cinétose : « Comme dans le mal des transports rebaptisé “mal de réalité virtuelle”, il est provoqué par une dissociation majeure entre les perceptions de l’œil et celles de l’oreille interne. Dès l’apparition des symptômes, l’enfant va spontanément retirer son casque et s’en trouver aussitôt soulagé. »
Un autre risque de ces casques est lié à l’écartement fixe de leurs deux images. Notamment dans les produits bon marché, ce sont les yeux qui doivent effectuer le réglage que ne permet pas le casque : « Avec un effort soit de convergence, soit, plus pénible, de divergence, pour placer les yeux en face des images. »
C’est un troisième risque qui préoccupe surtout les ophtalmologues : « Les casques émettent une lumière bleue sur la longueur d’onde de 415-455 nm. Or, les essais effectués chez l’animal ont montré que cette lumière était toxique pour les cellules de la cornée et du cristallin, avec des altérations cumulatives à vingt ou trente ans. C’est donc dans vingt ou trente ans, qu’on pourra évaluer chez ces jeunes des phénomènes de DM (dégénérescence maculaire) qui ne seront plus LA (liées à l’âge), mais au jeune âge. On aura inventé une nouvelle pathologie ! », alerte le Pr Renard qui recommande de limiter à quinze minutes le temps d’exposition chez les enfants jusqu’à l’âge de dix ans.

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