Les anti-VEGF au banc d’essai

Dans une étude rétrospective non randomisée, des chercheurs américains ont comparé, en s’appuyant sur le registre Iris (Intelligent Research in Sight) de l’Académie américaine d’ophtalmologie, les effets de trois anti-VEGF sur l’acuité visuelle des ­patients atteints de DMLA.

Sur 13 859 patients, 6 723 ont ainsi été traités par bevacizumab, 2 749 ont bénéficié du ranibizumab et 4 387 ont reçu de l’aflibercept. Après un an de traitement, le nombre moyen d’injection s’est avéré plus élevé dans les deux derniers groupes (6,4 avec le ranibizumab et 6,2 pour l’aflibercept) que pour le bevacizumab (5,9), mais en revanche, après ajustement des données dans un modèle multivariables, aucune différence statistiquement significative n’est apparue ­entre les traitements quant à l’évolution de l’acuité visuelle. Celle-ci a varié en moyenne de -0,040 LogMar avec l’aflibercept, de -0,048 LogMar avec le bevacizumab et de -0,053 LogMar avec le ranibizumab. Les auteurs concluent donc : « cette étude suggère que les trois traitements améliorent l’acuité visuelle de manière similaire après un an de monothérapie. »

Rao P et al. Real-world vision in age-related macular degeneration patients treated with single anti–VEGF drug type for 1 year in the IRIS Registry. Ophthalmology. 2017;nov 13.

Évolution de l’acuité visuelle moyenne au cours d’une année de traitement chez les patients souffrant de DMLA. 

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