L’Anemf monte au créneau pour les étudiants étrangers

La stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux, nommée « Bienvenue en France » et présentée par le Premier Ministre le 19 novembre, avait des atouts pour convaincre les associations étudiantes : augmentation du nombre de bourses, simplification des démarches administratives, amélioration de l’accès au logement…

Pourtant, elle a donné lieu à un appel à manifester de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) début décembre, relayé par l’Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France). La raison : le plan prévoit aussi de faire payer aux étudiants non-européens environ le tiers des frais d’inscriptions moyens dans l’enseignement supérieur hors Europe lors de leur inscription en France. Ce qui représente des frais d’inscriptions universitaires de 2 770 € pour la licence et 3 770 € pour le master, d’après l’Anemf… et donc une multiplication par 15 des frais actuels. « L’Anemf (et l’Ifmsa (Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine) dénoncent une mesure discriminatoire, qui, sous le couvert d’attractivité, va principalement exclure les étudiants internationaux aux revenus les plus précaires, a réagi Claire Bonnavion, présidente de l’Anemf, dans un communiqué. […] Vouloir n’attirer que les étudiants les plus riches, qui seraient seuls représentants de l’excellence, est en totale opposition avec le but affiché du plan étudiant qui était d’accomplir la démocratisation des études supérieures en accompagnant tous les étudiants, dans leur diversité, vers la réussite. » Selon l’association, la mesure serait contre-productive : « Comment allons-nous réussir à attirer plus d’étudiants internationaux en augmentant les frais d’inscriptions ? » Le gouvernement espère pourtant faire passer le nombre d’étudiants en mobilité de 320 000 actuellement à 500 000 en 2027.

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