Grande consultation : le moral des médecins en berne

 

Loi Santé, tiers payant généralisé, revenus qui ne progressent pas assez, la colère des médecins ne cesse d'enfler depuis plus d'un an. Et en décembre, c'est un cri du cœur que les praticiens ont poussé dans une enquête sans précédent menée par l’Ordre des médecins auprès de 35 000 praticiens.

 

Si 89 % des sondés se disent fiers d’exercer une profession qui constitue avant tout « une vocation », ils estiment aussi que l’exercice du métier est aujourd’hui « trop contraint et dévalorisé ». La quasi-totalité (97 %) d’entre eux estiment ainsi subir trop de contraintes réglementaires, économiques et administratives, qui empiètent sur leur temps médical.

Alors, comment raviver la flamme ? Pour les médecins, il faut surtout retrouver du temps médical. Ils sont 98 % à estimer qu’augmenter le temps médical en réduisant la complexité administrative est une piste de réforme importante.  Autre origine de ce mal-être : les relations conflictuelles des médecins avec leurs tutelles. Trois médecins sur quatre (74 %) soutiennent que les relations avec les pouvoirs publics sont insatisfaisantes, et 55 % sont insatisfaits de leurs relations avec les agencves régionales de santé. Un peu plus de la moitié des médecins se disent également insatisfaits de leur relation avec l’Assurance-maladie.

Ce sondage comporte tout de même une lueur d'espoir : la relation médecin-patient. Celle-ci obtient des scores de satisfaction très élevés (88 %). Leur patientèle le leur rend bien, puisque que 95 % des patients déclarent avoir une bonne relation avec les médecins libéraux.

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